Peut-être que comme moi, vous êtes amateurs de cinéma. En 2007 était sorti un film américo-canadien Into the wild. L’histoire vraie de ce film est simple : un jeune étudiant bardé de diplôme plaque tout, sa famille, sa petite amie, sa formation, le monde du consumérisme et de la performance, pour fuit au cœur de la nature, into the wild. Il fuit le monde habité pour rejoindre ce désert vert et blanc de l’Alaska. Mais la fuite le ramène à un désert intérieur qui va devenir une prison, le désert de la solitude, un désert qui va s’avérer être le lieu tragique de sa perte. Avant de mourir, une citation de Tolstoï est inscrite sur son carnet qu’on retrouvera ensuite : « le bonheur n’est réel que s’il est partagé »
Peut-être que certains d’entre nous entrent à reculons dans ce Carême. Un Carême de plus. Encore des efforts. Encore et encore se regarder nuls et médiocres. Encore ces Cendres et ces résolutions qu’il faut prendre et qu’on oublie dès le 3ème jour. Vivement Pâques !
Je ne sais pas si vous êtes des accrocs de la TV, et en particulier des publicités. On nous vend tout, en nous promettant le bonheur. Une voiture, un parfum, une assurance, des voyages et que sais-je encore. Tous ces biens proposés pour notre seul bien, notre bien-être. Que c’est beau de voir que tant de monde s’occupe de notre bonheur…
« Que le Seigneur te bénisse et te garde. Qu’il fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce. Qu’il tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! ».
« Viens à la crèche voir le Roi du monde. En lui viens reconnaître ton Dieu ton Sauveur ». C’est ce que nous avons chanté au début de cette messe de la Nuit. En cette nuit, nous sommes donc invités à venir à la crèche. Les anges nous y invitent, les bergers nous y précèdent, bientôt ce sera les mages, et finalement tous les santons de nos crèches familiales. « Viens à la crèche » nous disent-ils tous en chœur.