Il est midi. Nous sommes au Nord de Jérusalem, à peu près vers la ville actuelle de Naplouse en Cisjordanie. Il est midi et la chaleur du jour se fait sentir, surtout qu’on a marché, sans vraiment trouver l’ombre d’un mur ou d’un arbre pourtant si nombreux dans cette région de collines. Il est midi et Jésus est fatigué. Il est seul. Et il s’assoit au bord d’un puits. Jésus est fatigué de la marche. Il est fatigué parce qui le serait pas tant de telles circonstances. Mais sur cette fatigue humaine pèse d’autres fatigues : il est fatigué de se dépenser pour le salut. Il est fatigué de ne pas être reçu par les siens. Il est fatigué de l’ingratitude humaine qui le paie si mal en retour. Et le voici, tel quel, assis au bord d’un puits, où il n’y a même pas de quoi puiser l’eau. Contrairement à la coutume orientale, les propriétaires n’ont pas laissé de quoi s’abreuver par soi-même lorsqu’on est simplement de passage. Quelle indélicatesse si caractéristique !

Peut-être que certains d’entre nous entrent à reculons dans ce Carême. Un Carême de plus. Encore des efforts. Encore et encore se regarder nuls et médiocres. Encore ces Cendres et ces résolutions qu’il faut prendre et qu’on oublie dès le 3ème jour. Vivement Pâques !
Je ne sais pas si vous êtes des accrocs de la TV, et en particulier des publicités. On nous vend tout, en nous promettant le bonheur. Une voiture, un parfum, une assurance, des voyages et que sais-je encore. Tous ces biens proposés pour notre seul bien, notre bien-être. Que c’est beau de voir que tant de monde s’occupe de notre bonheur…
« Que le Seigneur te bénisse et te garde. Qu’il fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce. Qu’il tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! ».