Les paroles de Jésus ont eu de quoi surprendre ses auditeurs de la synagogue de Capharnaüm. Les Juifs pourtant désireux de comprendre l’enseignement de ce rabbin galiléen s’interrogent : comment cet homme peut-il donner sa chair à manger ? Et beaucoup de disciples eux-mêmes partiront sur la pointe des pieds : cette parole est dure, qui peut la comprendre ?
En ce dimanche du Saint-Sacrement, revenons à l’enseignement donné à Capharnaüm, et écoutons le Maître nous parler de ce don qu’il fait de lui-même. 3 mots sont utilisés ce jour pour désigner cette vie éternelle, cette communion qu’il veut nous faire partager. Le pain, la chair, le corps.
L’Evangile que nous venons d’entendre nous présente Jésus au milieu de ses disciples au soir de Pâques. Ils sont encore enfermés dans la chambre haute. Ils sont encore partagés, incrédules pour certains. Ils sont encore hésitants. Et voilà qu’il est au milieu d’eux, toutes portes closes.
Voici déjà le 6ème dimanche de Pâques, 10ème dimanche sans messe publique. Et de fait, la lassitude pourrait nous gagner. La colère et l’impatience aussi.
Chers amis, nous venons d’entendre cet Evangile du 2ème dimanche de Pâques. Et en cette période de confinement, d’un confinement qui dure, nous le recevons en pouvant assez facilement nous identifier aux apôtres. Je m’explique.