L’Evangile que nous venons d’entendre nous donne une scène apparemment ordinaire du ministère public de Jésus. Un jour de sabbat, il est invité chez un notable. Situation classique, celle où on invite M. le curé à la table familiale pour un repas du dimanche, pour un repas de fête. Sauf que… Sauf que, la situation paraît ne pas être si paisible que cela. On l’observait dit Saint Luc. On l’observait attentivement, peut-être avec méfiance, avec malveillance. Est-il si pieux ou si sage qu’on le dit ? Mange-t-il en respectant les coutumes juives ? Mange-t-il ou boit-il comme un glouton ou un ivrogne ? A l’inverse n’est-il pas trop ascète ?
Homélies - Page 21
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La dernière place
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Un feu sur la terre
« Je suis venu allumer un feu sur la terre. Je dois recevoir un baptême »Jésus continue de monter à Jérusalem. Après les débuts en Galilée, après les miracles et les enseignements qui semblaient si faciles à entendre et à recevoir, voici que Jésus monte à Jérusalem pour y vivre sa Passion, sa mort et sa résurrection. Et il n’a de cesse de prévenir ses disciples pour les préparer à ce sommet de sa mission. L’Evangile d’aujourd’hui nous laisse entrevoir comment il entrevoit lui-même cette mission. Je vous propose de nous glisser dans cette intimité qu’il laisse entrevoir. Il s’agit de nous décentrer de nous-même, de notre manière de vivre la foi, pour entrer simplement dans son intimité à lui, dans ses sentiments à lui.
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Guide-moi douce lumière
« Nous n’avons même pas entendu dire qu’il y a un Esprit Saint ! ».Je sollicite votre mémoire du Nouveau testament, avec ce dialogue un peu curieux entre l’Apôtre Paul et des croyants qu’il rencontre à Ephèse : Avec beaucoup de simplicité, St Paul les interroge : « Lorsque vous êtes devenus croyants, avez-vous reçu l’Esprit Saint ? ». Question presque candide, tant la réponse va de soi. Et pourtant leur réponse n’allait pas du tout de soi, puisqu’ils répondent avec une grande naïveté : « Nous n’avons même pas entendu dire qu’il y a un Esprit Saint ! ».
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Jésus a annoncé le Royaume, et c'est l'Eglise qui est venue
Je commence donc par un détour, celui de cette citation qui peut être un peu surprenante en ce jour de l’Ascension. Mais c’est un enseignant de l’Institut Catholique de Paris, l’abbé Alfred Loisy, qui écrit cela dans un livre célèbre paru en 1902. Je dis célèbre parce qu’il avait été condamné pour modernisme. La citation est célèbre également, mais plutôt pour l’utilisation par les anticléricaux de tous bords pour dénoncer ce que l’Eglise aurait pu détourner, kidnapper du lumineux message du Christ concernant le Royaume. Jésus oui, l’Eglise non.
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Je vis la Ville sainte
Si vous le permettez, en ce 6ème dimanche de Pâques, je voudrais passer du temps avec cette belle lecture de l’Apocalypse que nous venons d’entendre. C’est la dernière page de nos Bibles. C’est le dernier chapitre du dernier livre de la Bible. Elle avait commencé par le tableau de la création, le jardin du Paradis et le drame initial avec le péché et le départ du paradis. Et voici en cette fin de la Bible, la vision d’une création nouvelle, un ciel nouveau, une terre nouvelle et cette ville sainte qui descend du Ciel.