« Il y eut un soir, il y eut un matin ». Le récit de la Création dans le livre de la Genèse ouvre le cycle des lectures de cette nuit de Pâques.
Habituellement, chaque jour, il y a un matin, puis un midi, puis un soir. Mais en cette nuit sainte, comme aux premières pages de la Bible, il y a un soir, puis un matin. Et c’est le jour nouveau. Et quel jour que ce Jour nouveau ! Jour de la victoire de la Vie ! Jour où la Lumière resplendit, comme nos jardins après l’hiver. Jour où le Christ remonte des enfers pour triompher du mal et de la mort.
Voici un Carême bien particulier pour cette année où nous sommes amenés à vivre des précautions inédites, à mettre en œuvre des dispositions un peu anxiogènes. Des gestes liturgiques si habituels nous sont retirés pour un cordon sanitaire invisible, pour une menace dont nous pourrions nous sentir indemnes. Le déni, la colère, la négociation et la résignation peuvent nous habiter tour à tour.
Seigneur Jésus, avec toi nous irons au désert
Quarante jours après la fête de Noël, nous voici à Jérusalem avec Marie et Joseph, ce petit couple qui monte au Temple, comme tant d’autres a leur époque et jusqu’à la destruction de celui-ci en 70. Comme tant d’autres, ils viennent accomplir 2 gestes assez banals, 2 gestes rituels. Ils le font sans doute avec beaucoup de simplicité, mais surtout d’obéissance à la Loi juive.