Au terme d’une discussion qui a la saveur d’une controverse, voici cette conclusion si simple à entendre : Dieu est le Dieu des vivants. Le Dieu des vivants pour toujours, pour des vivants qui vivent pour lui, pour toujours.
La discussion est âpre parce qu’elle vient répondre à un groupe de juifs contemporains de Jésus, les saducéens, dont la lecture stricte de la loi de Moïse interdit tout développement théologique ultérieur. Pour eux la révélation est comme figée à la stricte Torah, aux 5 premiers livres. Tout commentaire ultérieur, tout apport prophétique et plus encore tout adjonction étrangère à la culture hébraïque ne peut avoir une autorité théologique équivalente. Et c’est le cas pour l’hypothèse de la résurrection des morts qui pointe quelques siècles avant l’enseignement du Christ lui-même.
Nous voici en cette fête de Tous les Saints, où l’Eglise fête le ciel, la communion divine de tous ceux qui nous ont précédés alors qu’ils sont au terme de leur pèlerinage terrestre et spirituel. Pourquoi fêtons nous ce jour d’une façon si solennelle ? Quel sens cela a-t-il et que pouvons nous en attendre ou en espérer ?
Nous voici avec ce long évangile, tout le chapitre 15 de l’Evangile selon saint Luc. Long évangile, 3 paraboles, qui veulent toutes les 3 répondre à l’objection qui montent dans le cœur et sur les lèvres des détracteurs de Jésus : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! ».
Voici revenu le cycle du temps ordinaire, avec la lente méditation du ministère public de Jésus. Il va et vient en Galilée et dans les régions environnantes. Ici il guérit, là il pardonne, ailleurs, il enseigne ; bref, il passe en faisant le bien comme dira St Pierre dans les Actes des Apôtres.