Est-il permis, oui ou non, pour un homme de répudier son épouse ? La question arrive, cinglante. C’est pourtant la technique de la question, de la disputatio théologique où les interprétations sont sollicitées. Ici, comme dans celui de la résurrection des morts, ou de l’impôt payé à César, on somme Jésus de choisir son camp, ou pire de dévoiler le sien. L’observateur qu’est l’évangéliste ne s’y trompe pas. C’est une épreuve, un piège dans lequel les Pharisiens veulent faire chuter Jésus, pour mieux le convaincre de blasphème, pour mieux l’accuser.
Caritas Christi urget nos ! - Page 36
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Au commencement, il n’en était pas ainsi
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« Qui est le plus grand ? »
Ce dimanche encore, les lectures ne sont pas confortables. Le juste de la première lecture qui est persécuté. L’homme intérieur de la deuxième lecture en proie à un combat intérieur sans relâche. Et puis l’Evangile avec cette deuxième annonce de la Passion (il y en aura trois en tout) et la remontrance faite aux disciples en quête d’une promotion.« Qui est le plus grand ? » s’interrogeaient-ils entre eux. -
Des lèvres au coeur

« Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi »
Après le long discours sur le pain de vie à la synagogue de Capharnaüm, nous voici ce dimanche avec cette controverse avec les Pharisiens, la partie la plus pieuse, la plus fervente du peuple Juif, celle-là même qui a voulu intérioriser la Loi de Dieu au point de la déployer de façon concrète dans tous les gestes de la vie quotidienne : le rapport à la nourriture, le rapport à la cuisine, le rapport à l’argent, le rapport au travail, le rapport à la sexualité.
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Le pain de vie
Voici déjà le 3ème dimanche que nous lisons un extrait du long discours du pain de vie. Après avoir nourri les foules en multipliant les pains, le Seigneur Jésus revient à la synagogue de Capharnaüm pour les enseigner longuement sur le sens de ce miracle. Et nous aussi avons besoin d’être enseignés longuement. -
"Ceci est mon Corps. Ceci est mon Sang"
L’Evangile que nous venons d’entendre, vous l’avez reconnu. C’est ce que nous entendons à chaque que nous venons à la messe. Au soir de sa Passion, avant la prière au jardin des Oliviers, avant l’arrestation, le procès, le chemin de Croix et la mort et la résurrection. Avant donc cette offrande de lui-même, il institue ce sacrement de l’Eucharistie où le pain et le vin devienne son Corps et son Sang, livrés pour nous, donnés en nourriture pour notre vie.