Depuis quelques semaines, nous sommes habitués à un climat tendu entre le Christ et ses contemporains. Les pièges sont tendus par les uns, les controverses sont alimentées par les autres. Et le reproche du Christ résonne comme un refrain : vous n’accueillez pas le Royaume en ma personne, vous n’êtes pas disponibles à mon enseignement. Et la menace, la sanction se fait précise : les premiers seront les derniers.
Caritas Christi urget nos ! - Page 31
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« Ils disent et ne font pas »
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Un homme avait deux fils
Ce début de la parabole de ce jour vous rappelle sans doute quelque chose. Un autre homme dans une autre parabole de l’Evangile qui a deux fils, un aîné et un cadet. L’un des 2 qui part loin de la maison du Père et qui finalement se ravise et revient. L’autre qui est dans la maison du Père, mais qui refuse d’y entrer le jour où le père l’y invite. C’est évidemment la parabole du Fils prodigue que St Luc est seul à rapporter. -
Combien de fois dois-je lui pardonner ?
La question de St Pierre résonne ce matin dans cet Evangile où le Christ répond par cette parabole si claire : 70 fois 7 fois, bref de façon infinie, inconditionnelle. La question résonne à nos oreilles parce qu’elle nous est assez familière, et presque douloureusement familière. Comme de fois devrai-je encore pardonner à cet enfant insolent et ingrat ? A ce voisin indélicat et intrusif ? A cette collègue envieuse et manipulatrice ? A ceux qui m’ont blessé, insulté, volé, torturé ? -
La vie est un long fleuve tranquille
« La vie est un long fleuve tranquille ». Vous vous souvenez peut-être de ce film des années 90 à l’humour d’Etienne Chatilliez, humour un peu grinçant, voire cynique. A la fin du film, à l’issue d’une désintégration complète de sa famille catho versaillaise, le fils insolent dit à un père effaré, « mais papa, la vie n’est pas un long fleuve tranquille ! » -
« Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël »
A première vue, l’Evangile que nous venons d’entendre aurait de quoi nous surprendre. Le Christ quitte la Galilée pour des régions au nord, régions non-juive. Et la rencontre avec cette femme qui attend un miracle se révèle incompréhensible : Jésus lui refuse dans un premier temps ce qu’elle demande, pour se raviser dans un deuxième temps.L’enjeu semble être celui du salut. A qui est destiné le salut apporté par Dieu dans la personne du Christ lui-même. Pour qui, la promesse de Dieu doit-elle se déployer. Et la réponse est donnée par le Christ lui-même : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël ». Et voilà bien qui est surprenant parce que ce n’est pas tout à fait la première fois que le Christ rencontre des non-juifs, jusqu’à agir pour eux : le démonique de l’autre côté du lac de Galilée, ou le centurion romain de Capharnaüm.