Permettez que pour une fois, je m’arrête à la seconde lecture entendue, celle que les enfants ont justement travaillé et médité ce matin.
Vous connaissez Facebook, le réseau social où l’on a des mis, plus que dans la vraie vie. Des amis avec lesquels on partage des articles d’actualités, le récit de sa journée ou les photo d’un coucher de soleil ou de son petit déjeuner. Et les amis en retour aiment vos publications en cliquant sur le bouton « J’aime ». Et alors quel succès quand beaucoup d’amis ou d’amis d’amis aiment ce que vous avez posté de vous. D’ailleurs on utilise l’anglais : je like, tu likes, nous likons…
« Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana en Galilée ».
Nous venons d’entendre ce chant des anges adressé aux bergers de Bethléem. Et à la messe de l’aurore, nous pourrions entendre la suite de l’Evangile, la réponse des bergers « Allons à Bethléem pour voir ce qui est arrivé »
Et nous voici au seuil de la Nativité. Demain soir, nous célébrons la naissance de l’Enfant-Roi, celui qui vient réaliser les promesses de Dieu pour toute l’humanité. Mais ce 4ème dimanche, ce dimanche où nos couronnes de l’Avent s’embrasent, nous le passons avec la Vierge Marie et cette année, avec le récit de la Visitation, la visite à sa cousine Elisabeth. Dans l’Evangile selon saint Luc, ce récit suit immédiatement celui de l’Annonciation, l’annonce de l’ange à Marie à Nazareth.
Vous connaissez ce début des contes, ceux de Grimm ou d’Andersen. Ces contes commencent de façon si abrupte, sans indication de temps ou de lieu. C’est l’histoire d’un roi ou d’un pauvre, c’est l’histoire d’une princesse ou d’un paysan. Ce sont des histoires qui racontent quelque chose de l’expérience humaine, des histoires qui content une situation dont la morale nous sera dévoilée à la fin. Quand je dis que c’est une histoire, en fait, c’est tout sauf une histoire. Sans vouloir vous choquer, Blanche Neige n’a jamais existé, ni Peter Pan, ni Cendrillon, ni la Belle et la Bête.