« Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana en Galilée ».
Si vous le voulez bien, je ne vais pas vous emmener tout de suite à Cana en Galilée, mais d’abord à Paris, au musée du Louvre. Au 1er étage, se trouve une immense toile de 7m sur 10, œuvre d’un peintre vénitien du XVIème siècle, Paul Véronèse. Pour un réfectoire bénédictin, il représente les Noces de Cana. Et le thème s’enflamme : les invités sur plusieurs niveaux, des mets des vins, des musiciens, des animaux, le Christ, Marie. Et presque un peu caché au milieu de cette foule, les jeunes mariés dont on a l’impression qu’ils s’excusent d’être là. Et c’est un peu comme dans le texte de l’Evangile. On a l’impression que les époux sont absents de la fête dont ils sont pourtant les héros du jour, les personnages centraux. Où est l’époux ? Voilà une question qui va nous occuper.
Nous venons d’entendre ce chant des anges adressé aux bergers de Bethléem. Et à la messe de l’aurore, nous pourrions entendre la suite de l’Evangile, la réponse des bergers « Allons à Bethléem pour voir ce qui est arrivé »
Et nous voici au seuil de la Nativité. Demain soir, nous célébrons la naissance de l’Enfant-Roi, celui qui vient réaliser les promesses de Dieu pour toute l’humanité. Mais ce 4ème dimanche, ce dimanche où nos couronnes de l’Avent s’embrasent, nous le passons avec la Vierge Marie et cette année, avec le récit de la Visitation, la visite à sa cousine Elisabeth. Dans l’Evangile selon saint Luc, ce récit suit immédiatement celui de l’Annonciation, l’annonce de l’ange à Marie à Nazareth.
Vous connaissez ce début des contes, ceux de Grimm ou d’Andersen. Ces contes commencent de façon si abrupte, sans indication de temps ou de lieu. C’est l’histoire d’un roi ou d’un pauvre, c’est l’histoire d’une princesse ou d’un paysan. Ce sont des histoires qui racontent quelque chose de l’expérience humaine, des histoires qui content une situation dont la morale nous sera dévoilée à la fin. Quand je dis que c’est une histoire, en fait, c’est tout sauf une histoire. Sans vouloir vous choquer, Blanche Neige n’a jamais existé, ni Peter Pan, ni Cendrillon, ni la Belle et la Bête.
Nous venons d’entendre ce cri adressé à Jésus qui monte vers Jérusalem. C’est que Jésus est pressé d’arriver à Jérusalem pour accomplir son ministère public. La route passe par le bel oasis, encore maintenant, de Jéricho. Ce n’est pas un lieu perdu, c’est une ville luxuriante, le palais d’hiver du roi Hérode à l’entrée de la route qui monte vers la Ville sainte.