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Caritas Christi urget nos ! - Page 48

  • Avec tout le peuple, Jésus aussi se fit baptiser

    Theophanie_Boussaev.jpgAussi surprenant que cela puisse paraître, les Evangiles, et les 4 cette fois ci, nous parlent, chacun à leur manière du baptême du Christ. Non pas celui qu’il donnerait, ou celui qu’il instituera plus tard. Non, du baptême d’eau, du baptême de purification et de conversion en vue de la rémission des péchés. Baptême que donnait Jean et d’autres d’ailleurs au bord du Jourdain, bien loin du lieu traditionnel pour les Juifs pour la rémission des péchés, à savoir le Temple et ses sacrifices.

    Je dis surprenant, parce que le Christ semble désobéir à la loi juive qui justement faisait du Temple le seul lieu de pardon des péchés. Il semble donner raison à ces prophètes qui contredisent la religion instituée par Dieu  lui-même, dans la loi donnée à Moïse. Mais surprenant à un autre titre : lui qui est Fils de Dieu, lui qui vient renouveler l’Alliance entre Dieu et les hommes, lui qui justement est la Saint de Dieu, l’Agneau sans péchés, voilà qu’il descend dans les eaux du Jourdain, comme les autres le font en signe de conversion.

    Plusieurs éléments pour nous aider à comprendre :

    1. L’endroit où se passe la scène n’est pas neutre du tout. C’est la vallée du Jourdain, située à près de 200 m sous le niveau de la mer. La dépression du rift africain. C’est l’endroit le plus bas de la planète. Lui qui est le Fils de Dieu, qui s’est abaissé pour prendre notre nature humaine, voilà qu’il s’en fait solidaire au point de descendre au plus bas, physiquement, mais surtout spirituellement. Au plus bas de nos détresses, au plus bas de nos souffrances, au plus bas de nos péchés. 

    Autrement dit, si Jésus consent à descendre dans les eaux du Jourdain, c’est sans doute pour manifester sa profonde solidarité avec tout l’humanité, telle qu’elle est, séparée, désunie, souffrante et oppressée. Telle elle est. Telle il l’assume. Il s’est fait péché pour nous dira St Paul à propos du mystère pascal que ce baptême anticipe.

    2. Ensuite, il faut noter que Jean Baptiste annonçait un baptême de repentir pour se préparer à la venue du Messie. Nous avons lu ses enseignements vigoureux pendant l’Avent. Préparer les chemins du Seigneur, du Messie, de l’Envoyé du Père. S’y préparer par une attitude résolument neuve, purifiée, convertie. Or, Jésus descend dans les eaux du Jourdain, pour se présenter à Jean Baptiste. Sans parole, avec sa seule présence, il vient annoncer au Précurseur que les temps messianiques sont arrivés. Il est le Messie annoncé et attendu. Il est celui dont ces foules ont préparé la venue.

    3. Dernier point : Jésus reçoit le baptême de Jean Baptiste et la voix du ciel se fait entendre. Elle déchire les cieux. Celui qui a parlé au buisson ardent et au Sinaï, voilà qu’il fait entendre sa voix à Jésus, le fils de Marie, le Messie : « Tu es mon Fils en qui j’ai mis tout mon amour ». Le psaume 2 l’avait prophétisé, mais voici en ce jour du baptême la réalisation, l’authentification. Dans son humanité, Jésus reçoit ce sceau qui le consacre au début de son ministère public. Toute son humanité est unie à sa divinité au moment où il début cette œuvre de prédication, de guérison, de miracle et finalement de salut. Toute son humanité en est consacrée. Et déjà, c’est toute notre humanité qui en lui en sera consacrée. Notre humanité, telle qu’elle est promise à cette consécration. Ce baptême annonce le nôtre. Cette consécration annonce la nôtre, mais à quel prix, au prix de son baptême à lui, baptême dans le feu du mystère pascal. Baptême dans le feu de la Passion, de la Croix et du tombeau. Baptême de la mort et de la résurrection. C’est en celui là que nous avons été plongés, pour notre vie, et quelle vie !

    La fête de ce jour parle du baptême du Christ, mais il parle déjà du nôtre. Et c’est là que je voudrais en terminer. Où en sommes nous de notre baptême ? Où en sommes nous de cette conscience d’être des enfants bien-aimés du Père ? Si nous ne l'avions pas été au matin de notre vie, demanderions-nous aujourd'hui le baptême ?

  • Tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui

    mantegna-rois-mages-adoration.jpgNous voici en cette fête de l’Epiphanie avec cette attitude d’adoration des mages. Déposant leurs présents, tombant à genoux après leur poursuite de l’étoile, ils se prosternent devant l’Enfant de la crèche.

    A la nuit de Noël, c’est le chant des anges qui avait attiré les bergers jusqu’au lieu de la naissance du Christ. Au jour de l’Epiphanie, c’est l’Etoile et l’Écriture interprétée par les scribes de Jérusalem qui introduisent les mages à l’adoration, à cette prosternation où ils confessent par tout leur être la divinité de l’Enfant. « Nous sommes venus nous prosterner devant lui », disent-ils à Hérode.

    Quatorze fois dans l’Evangile selon saint Matthieu, Jésus reçoit l’hommage de la prosternation de ceux qui viennent au devant de lui pour lui demander un miracle ou pour confesser leur effroi devant la puissance de sa gloire, comme après la résurrection. A chaque fois, cette attitude traduit le fait que tout l’être s’abaisse  devant celui qui est tout, infiniment puissant et glorieux, infiniment saint. Cette prosternation est belle : elle indique à quelle point l’homme se connaît petit et humble devant le Roi des rois, le Seigneur des Seigneurs.

    Nous sommes trop habitués à côtoyer, à tutoyer Dieu. Dieu est peut-être proche, plus proche à nous même que nous-mêmes, mais il n’en reste pas moins le Saint, celui qui veut être l’objet de nos louanges, parce qu’il est saint, fort, immortel. Les crèches de nos maisons et de nos églises nous montrent des étables peuplées de personnages tournés et prosternés d’une manière ou d’une autre vers l’Enfant-Dieu. Cette fête de Noël, la méditation devant nos crèches pourraient laisser monter en nous ce sens de l’adoration de Dieu, ce sens de la louange : il est Dieu, et je ne suis qu’un homme. Il est éternel et infini, et je ne suis qu’un être fini. Il est mon Créateur et je suis créature, créé par lui.

    Remarquez bien que cette adoration se fait de la part des mages, c’est à dire d’hommes qui sont étrangers à toute la tradition religieuse d’Israël. La foi juive sait à quel point, on ne peut voir Dieu sans mourir. L’effroi sacré, la crainte respectueuse ne sont pas réservées aux prêtres qui montent aux Temple ou aux prophètes qui ont une vision. Tout juif se sait sous la protection du Dieu Très-Haut, dans la main de Celui dont il se sait créé et sauvé. Hérode le confessera à sa manière en prétendant qu’il ira, lui aussi, se prosterner devant le roi des juifs qui vient de naître !

    Seulement voilà, les derniers ont été les premiers. Les bergers, mais aussi les mages, sont là pour montrer à tout Israël quelle est l’attitude juste en ce jour. Tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Nul besoin de discours, nul besoin de dérobade quand Dieu paraît. A genoux devant le Dieu qui nous a faits, car c’est lui notre Dieu et nous le peuple qu’il conduit, le troupeau que mène sa main, chante le psaume 94.

    Pour être plus précis, il faut noter que le plus inouï, au sens propre du terme, est ici que cette confession silencieuse de foi au Dieu vivant est faite par des hommes qui, apparemment, en était le plus loin. Des mages, des astrologues de nation et de religion païennes. En eux, chacun peut se reconnaître comme ce dernier que le Christ vient illuminer de son incarnation rédemptrice. En eux, chacun peut se prosterner et adorer le vrai Dieu, le beau Dieu.

    Pour finir, je nous laisse deux questions que me suggère l’attitude de ces mages :

    Quand nous prosternons-nous ? Notre foi laisse-t-elle place à cette louange gratuite de Dieu, parce qu’il est Dieu ? Au-delà de la prière de demande, de supplique, d’intercession ou encore d’action de grâce, laissons-nous une place à l’adoration gratuite où nous déposons tout au pied de notre Créateur et notre Sauveur ? Le psaume 22 le confesse tout simplement : Dieu, tu es mon Dieu.

    Sommes nous des adorants ? Dans nos crèches, il y a des mages qui s’abaissent et s’agenouillent. Il y a des bergers avec des agneaux sur les épaules. Il y a le ravi. 3 figures qui peuvent nous aider en ce jour, en cette Eucharistie, en cette maison du pain, en cette crèche où l’Enfant se présente à nous dans l’hostie consacrée. Nous rendons-nous présents à Celui qui est la présence par excellence ? Serons-nous des adorants ?

  • Mon beau sapin

    sapindenoeldecore.jpgLa voici donc la nuit de Noël, celle que nous attendons depuis 4semaines, 4 petites semaines de l’Avent dont la couronne est déjà un souvenir. La voici donc la Dieu où Dieu vient nous sauver en nous donnant ce Fils. La voici celle où il prend notre humanité pour nous communiquer sa divinité.

    Pour nous aider dans notre méditation de ce soir, nous avons à la fois beaucoup de choses et pas grand-chose. Je m’explique. Pas grand-chose : parce que la réalité de la Nativité est cachée dans un cours verset de l’Evangile selon saint Luc, celui là même que je viens de chanter il y a un instant. « Elle mit au monde son fils premier né : elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire ». La réalité est là, sobre, mais réelle. Pas d’indication de date. Il y a un lieu : la ville de Bethléem. Pas d’éclair, ni de tremblement de terre, mais tout de même des anges qui déchirent le ciel pour proclamer l’évènement à des bergers qui n’en demandaient pas tant. Et plus tard des mages venus d’Orient pour y repartir.

    L’évènement est là dans sa sobriété : il est né de la Vierge Marie. Il prend notre chair. Il vient nous visiter. Du coup, on comprend que les croyants aient eu besoin de développer des traditions qui sont comme des résonances de cet évènement. Nous avons sans doute besoin de nous le repasser sous les yeux, de le commenter, de l’étirer un peu pour le comprendre, et surtout pour lui faire prendre toute sa mesure. C’est que notre imagination a besoin d’être éduquée ; notre mémoire rafraîchie ; notre intelligence alimentée et surtout notre volonté mise en mouvement.

    Et la voici, la crèche de St François, lui qui était fasciné par la réalité de l’Incarnation du Christ, par la réalité toute proche et toute simple où Dieu s’abaisse dans les profondeurs d’une existence humaine.

    Les voici les tables de nos maisons, toutes parées pour ce jour de fête. La joie de nos familles veut rejoindre celle de la Sainte Famille de Nazareth. Les cadeaux vont nous réjouir comme ceux des mages à l’Enfant, le Roi des Juifs qui vient de naître. Le repas qui nous réunit nous rappellera que le Messie a pris place à nos tables humaines, à Cana, comme à Jérusalem le jour de la Pâque.

    Et le voici, le sapin qui trône dans nos séjours ou dans nos salons. Peut-être trouverez vous que cela fait un peu trop païen, un peu trop salissant, un peu too much tout simplement. Permettez que, ce soir, je vous suggère quelques réflexions sur ce sapin.

    Un épicéa, un Norman ou un Culman, peut importe. C’est d’abord l’arbre toujours vert, dont la Bible ne cesse de nous parler. L’arbre auquel Dieu n’a pas peur de se comparer : « Je suis, moi, comme un cyprès toujours vert, c’est de moi que procède ton fruit ». A Israël qui était tenté d’aller voir d’autres dieux, d’autres cultes, notamment ceux des arbres sacrés, le Seigneur a l’audace de reprendre l’image, de se montrer comme celui qui ne passe pas, celui qui est éternel. Notre pauvre sapin vient nous le rappeler, à sa manière.

    Ensuite, il est illuminé, il resplendit dans nos nuits. Et de fait, nous ne sommes pas faits pour la nuit et les ténèbres. Ce désir de lumière qui nous habite renvoie à un désir métaphysique plus grande : nous sommes faits pour la lumière, et donc pour Dieu. Vous vous souviendrez peut-être que dans la nuit de l’Egypte, un arbre mystérieux a resplendi dans le désert où Moïse gardait les troupeaux. Au milieu de cette nuit de l’esclavage, le buisson ardent avait resplendi et du milieu du feu une voix avait appelé et promis une libération. Là encore, notre pauvre sapin vient nous le rappeler, à sa manière.

    Enfin, ce sapin porte de multiples décorations, et parmi elles des boules. Déjà au Moyen age, on avait conscience que ces décorations signifiait bien autre chose. Elles étaient les fruits : des pommes ou des hosties, parce que ce sapin renvoyait à l’arbre de vie du Paradis, celui qui donne des fruits de grâce : des pommes pour l’arbre de la Création. Des hosties pour l’arbre de la Rédemption. Ce fruit que nous allons recevoir dans quelques instants en communiant au seul arbre de vie qu’est le Christ.

    Dans quelque mois, au cours d’une autre nuit, nous fêterons celui qui se dresse debout au sortir de la nuit du tombeau. Nous l’accueillerons lui qui se donne comme cet unique fruit de vie qui veut nous vivifier. Nous n’aurons plus l’image, nous aurons la réalité. Nous lâcherons l’ombre pour saisir la proie. Merci à ceux qui nous ont précédés, ils nous ont laissés ces images qui nous aident à toujours plus désirer le Christ.

  • Me voici, Mon Dieu, je suis venu faire ta volonté

    fb.jpgQuatrième bougie, quatrième étape de notre chemin de l’Avent. Mais c’est année, tout va vite. Demain soir nous y serons. Tout y contribue : les rues illuminées, les vacances qui font se déplacer et se rencontrer les familles, les idées de cadeaux, les courses qu’il faut faire pour approvisionner les tables du 24, et du 25. Et partout on nous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année. Bref, c’est la magie de Noël, ou plutôt la grande bouffe, le grand déballage, ou plutôt le grand mensonge. Moi, je suis désolé, mais je ne peux pas.

    Je ne peux pas, parce que ce serait se piéger, s’intéresser à l’emballage, plutôt qu’au merveilleux cadeau de Noël. Ce serait rester à la surface des choses, plutôt que d’accéder à l’évènement.

    Si vous le permettez, c’est la lettre aux Hébreux qui peut nous aider à mesurer ce que nous allons vivre dans quelques heures maintenant. L’auteur y dévoile l’esprit et la mission du Messie qui vient dans le monde. Il ne parle pas de paix, de bonheur, ni même de consommation. Il fait parler le Christ, le Fils du Père au moment de sa venue dans le monde. Dans une lecture très audacieuse, il attribue au Christ cette phrase d’un psaume : « Me voici, mon Dieu, je suis venu faire ta volonté ». Vous voyez qu’on est loin de tout le faste, le decorum, l’extériorité dans laquelle nous avons emballé le mystère de Noël.

    « Me voici, mon Dieu, je suis venu faire ta volonté ». Déjà les prophètes avaient annoncé des paroles exigeantes de la part du Seigneur, le Dieu d’Israël. Ils dénonçaient tout ce qui pouvait y avoir d’extérieur dans les offrandes et les sacrifices fait au temple. Cela restera vrai au moment du Christ, puisqu’il chassera les marchands et les changeurs, pour purifier ces gestes d’offrande faits dans la maison de son Père. Ils en avaient fait leur business. Lui fait le ménage pour rendre au temple le lieu d’un sacrifice plus intérieur, plus authentique, plus personnel.

    Dans le mystère pascal, nous savons que tous les anciens sacrifices extérieurs,  de l’alliance de Dieu avec les hommes, sont abolis. C’est dans le Christ, et en lui seul, dans son unique sacrifice, dans son offrande faite une fois pour toute, que la nouvelle Alliance est scellée. Et la pointe de cette alliance, c’est ce consentement unique du Fils à la volonté du Père.

    Vous vous demandez peut-être pourquoi je parle de cet aspect aujourd’hui, alors que nous nous préparons encore à Noël, et même pas à Pâques. Eh bien, ce qui est merveilleux, c’est que la seconde lecture nous dévoile le mystère intérieur de l’âme et de la mission du Mission : ce Oui donné sans réserve et sans condition. Ce Oui qui fonde tous les autres : celui de Marie à l’Annonciation, celui de Joseph  au sortir du songe où l’ange lui apprend la conception virginale de Marie ; le Oui des apôtres qui suivent le Christ ; le Oui des saints connus ou inconnus ; le Oui des époux, le Oui de ceux qui choisissent de suivre radicalement le Christ, dans le célibat ou le sacerdoce ; les grands Oui de nos vies et nos petits Oui de chaque jour. Mais toujours des Oui et des consentements à la volonté du Père.

    Pour le Christ, l’homme qui a dit Oui, c’est un unique Oui : à la crèche comme à la Croix. C’est bien ce que nous chanterons dans la nuit demain soir : « De la crèche au crucifiement, Dieu nous livre un profond mystère, De la crèche au crucifiement, Il nous aime inlassablement »

    « Me voici, Mon Dieu, je suis venu faire ta volonté ». La justice et l’amour de Dieu sont exigeantes. Elles imposent de descendre profondément dans le cœur de l’homme, parce que justement Dieu est descendu profondément dans l’existence humaine pour y placer un germe de paix, de réconciliation, une semence de justice et d’amour. Les fruits naîtront, certes, et sûrement. Mais en attendant, il nous faut nous rendre le plus attentifs à cette intériorité, à cette offrande libre et intérieure de Celui qui seul la rend efficace ; l’offrande qui, seule, porte un fruit de grâce. Et quel fruit !

    Ce dimanche, ce petit 4ème dimanche, voulez-vous que nous le réservions à la contemplation de cette offrande du Christ au moment où il entre dans le monde. Voulez-vous que nous soyons un peu réservés dans notre frénésie habituelle de Noël, que nous soyons plus attachés au contenu qu’au contenant ? Voulez-vous que, pour la première fois, nous nous préparions à Noël ?

  • Fête des martyrs des Pontons de Rochefort (1794-1795)

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    Liste des soixante-quatre prêtres ou religieux béatifiés :

    1. Jean-Baptiste Etienne Souzy, prêtre du diocèse de La Rochelle. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 août 1794.
    2. Antoine Bannassat, curé de Saint-Fiel (Creuse). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 18 août 1794.
    3. Jean-Baptiste de Bruxelles, chanoine de Saint-Léonard (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 18 juillet 1794.
    4. Florent Dumontet de Cardaillac, aumônier de la comtesse de Provence. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 5 septembre 1794.
    5. Jean-Baptiste Duverneuil (père Léonard), carme de la maison d’Angoulême. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juillet 1794.
    6. Pierre Gabilhaud, curé de Saint-Christophe (Creuse). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 août 1794.
    7. Louis-Wulphy Huppy, prêtre du diocèse de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 août 1794.
    8. Pierre Jarrige de La Morelie de Puyredon, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 12 août 1794.
    9. Barthélemy Jarrige de LaMorelie de Biars, bénédictin de l’abbaye de Lezat (Ariège). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794.
    10. Jean-François Jarrige de laMorelie du Breuil, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). sur les Deux-Associés ; mort le 31 juillet 1794.
    11. Joseph Juge de Saint-Martin, sulpicien, directeur de séminaire. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 juillet 1794.
    12. Marcel-Gaucher Labiche de Reignefort, missionnaire à Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juillet 1794.
    13. Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juillet 1794.
    14. Claude-Barnabé Laurent de Mascloux, chanoine du Dorat (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794.
    15. Jacques Lombardie, curé de Saint-Hilaire-de-Foissac (Corrèze). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22 juillet 1794.
    16. Joseph Marchandon, curé de Marsac (Creuse). Déporté sur les Deux Associés ; mort le 22 septembre 1794.
    17. François d’Oudinot de LaBoissière, chanoine du diocèse de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794.
    18. Raymond Petiniaud de Jourgnac, vicaire général de l’évêque de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juin 1794.
    19. Jacques Retouret, carme de la maison de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 août 1794.
    20. Paul-Jean Charles (frère Paul), moine cistercien de l’abbaye de Sept-Fons (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 25 août 1794.
    21. Augustin-Joseph Desgardin (frère Elie), moine cistercien de l’abbaye de Sept-Fons (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 6 juillet 1794.
    22. Pierre-Sulpice-Christophe Favergne (frère Roger), frère des Écoles chrétiennes à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 12 septembre 1794.
    23. Joseph Imbert, jésuite. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 9 juin 1794.
    24. Claude-Joseph Jouffret de Bonnefont, sulpicien, supérieur du petit séminaire d’Autun. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 août 1794.
    25. Claude Laplace, prêtre à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 14 septembre 1794.
    26. Noël-Hilaire Le Conte, chanoine de la cathédrale de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 17 août 1794.
    27. Pierre-Joseph Le Groing de LaRomagère, chanoine à la cathédrale de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juillet 1794.
    28. Jean-Baptiste-Xavier Loir, capucin au Petit-Forez, à Lyon. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 19 mai 1794.
    29. Jean Mopinot (frère Léon), frère des Écoles chrétiennes à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 mai 1794.
    30. Philippe Papon, curé de Contigny (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 17 juin 1794.
    31. Nicolas Sauvouret, cordelier à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794.
    32. Jean-Baptiste Vernoy de Montjournal, chanoine à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juin 1794.
    33. Louis-Armand-Joseph Adam, cordelier à Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794.
    34. Charles-Antoine-Nicolas Ancel, eudiste à Lisieux. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 juillet 1794.
    35. Claude Beguignot, chartreux à Saint-Pierre-de-Quevilly, près de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794.
    36. Jean Bourdon (frère Protais), capucin à Sotteville, près de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 23 août 1794.
    37. Louis-François Lebrun, moine bénédictin de la congrégation de Saint-Maur. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20 août 1794.
    38. Michel-Bernard Marchand, prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 15 juillet 1794.
    39. Pierre-Michel Noël, prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 5 août 1794.
    40. Gervais-Protais Brunel, moine cistercien de Mortagne (Orne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20 août 1794.
    41. François François (frère Sébastien), capucin. Déporté sur les Deux-Associés  ; mort le 10 août 1794.
    42. Jacques Gagnot (frère Hubert de Saint-Claude), carme de la maison de Nancy. Déporté sur les Deux-Associés  ; mort le 10 septembre 1794.
    43. Jean-Baptiste Guillaume (frère Uldaric), frère des Écoles chrétiennes à Nancy. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 août 1794.
    44. Jean-Georges Rehm (père Thomas), dominicain au couvent de Schlestadt (Alsace). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 11 août 1794.
    45. Claude Richard, bénédictin à Moyen-Moutier (Vosges). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 9 août 1794.
    46. Jean Hunot, chanoine à Brienon-l’Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 7 octobre 1794.
    47. Sébastien-Loup Hunot, chanoine à Brienon-l’Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 17 novembre 1794.
    48. François Hunot, chanoine de Brienon-l’Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 6 octobre 1794.
    49. Georges-Edme René, chanoine à Vézelay. Déporté sur le Washington ; mort le 2 octobre 1794.
    50. Lazare Tiersot, chartreux à Beaune (Côte-d’Or). Déporté sur le Washington ; mort le 10 août 1794.
    51. Scipion-Jérôme Brigeat Lambert, doyen du chapitre d’Avranches (Manche). Déporté sur le Washington ; mort le 4 septembre 1794.
    52. Jean-Nicolas Cordier, jésuite. Déporté sur le Washington ; mort le 30 septembre 1794.
    53. Charles-Arnould Hanus, curé et doyen du chapitre de Ligny (Meuse). Déporté sur le Washington ; mort le 28 août 1794.
    54. Nicolas Tabouillot, curé de Méligny-le-Grand (Meuse). Déporté sur le Washington ; mort le 23 février 1795.
    55. Antoine, dit Constant, Auriel, vicaire à Calviat et Sainte Mondane (Lot). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juin 1794.
    56. Élie Leymarie de Laroche, prieur de Coutras (Gironde). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22 août 1794.
    57. François Mayaudon, chanoine à Saint-Brieuc puis à Soissons. Déporté sur les Deux-Associés  ; mort le 11 septembre 1794.
    58. Claude Dumonet, professeur au collège de Mâcon (Saône-et-Loire). Déporté sur le Washington ; mort le 13 septembre 1794.
    59. Jean-Baptiste Laborie du Vivier, chanoine de la cathédrale de Mâcon (Saône-et-Loire). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 septembre 1794.
    60. Gabriel Pergaud, génovéfain de l’abbaye de Beaulieu (Côtes-d’Armor). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juillet 1794.
    61. Michel-Louis Brulard, carme de la maison de Charenton. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 25 juillet 1794.
    62. Charles-René Collas du Bignon, sulpicien, supérieur du petit séminaire de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 3 juin 1794.
    63. Jacques-Morelle Dupas, vicaire à Ruffec (Charente). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juin 1794.
    64. Jean-Baptiste Ménestrel, chanoine à Remiremont (Vosges). Déporté sur le Washington ; mort le 16 août 1794.

    Résolutions des martyrs des Pontons de Rochefort

    "Ils ne se livreront point à des inquiétudes inutiles sur leur délivrance ; mais ils s'efforceront de mettre à profit le temps de leur détention, en méditant sur leurs années passées, en formant de saintes résolutions pour l'avenir, afin de trouver, dans la captivité de leur corps, la liberté de leur âme (...).


    Si Dieu permet qu'ils recouvrent, en tout ou en partie, cette liberté après laquelle soupire la nature, ils éviteront de se livrer à une joie immodérée, lorsqu'ils en apprendront la nouvelle. En conservant une âme tranquille, ils montreront qu'ils ont supporté sans murmure la croix qui leur avait été imposée, et qu'ils se disposaient à la supporter plus longtemps encore, avec courage et en vrais chrétiens qui ne se laissent pas abattre par l'adversité.


    S'il était question de leur rendre leurs effets, ils ne montreront aucune avidité à les réclamer ; mais ils feront avec modestie et dans l'exacte vérité la déclaration qui pourrait leur être demandée ; recevront, sans se plaindre, ce qui leur sera donné ; accoutumés, comme ils doivent l'être, à mépriser les biens de la terre et à se contenter de peu, à l'exemple des apôtres.


    Ils ne satisferont point les curieux qu'ils pourraient rencontrer sur leur route ; ils ne répondront point aux vaines questions qu'ils leur feraient sur leur état passé ; ils leur laisseront entrevoir qu'ils ont supporté leurs peines avec patience, sans les leur raconter en détail, et sans montrer aucun ressentiment contre ceux qui en ont été les auteurs et les instruments (...).


    Ils se condamneront au silence le plus sévère et le plus absolu sur les défauts de leurs frères et les faiblesses dans lesquelles auraient pu les entraîner leur fâcheuse position, le mauvais état de leur santé et la longueur de leur peine ; ils conserveront la même charité à l'égard de tous ceux dont l'opinion religieuse serait différente de la leur ; ils éviteront tout sentiment d'aigreur ou d'animosité, se contentant de les plaindre intérieurement, et s'efforçant de les ramener à la voie de la vérité par leur douceur et leur modération.


    Ils ne montreront aucun regret de la perte de leurs biens, aucun empressement à les recouvrer, aucun ressentiment contre ceux qui les possèdent.


    Ils ne feront ensemble, dès à présent, qu'un cœur et qu'une âme, sans acception de personnes, et sans montrer d'éloignement pour aucun de leurs frères, sous quelque prétexte que ce soit. Ils ne se mêleront point de nouvelles politiques, se contentant de prier pour le bonheur de leur patrie et de se préparer eux-mêmes à une vie nouvelle, si Dieu permet qu'ils retournent dans leurs foyers, et à y devenir un sujet d'édification et des modèles de vertu pour les peuples, par leur éloignement du monde, leur application à la prière et leur amour pour le recueillement et la piété."

     

    Pour en savoir plus :

    http://www.foi-et-contemplation.net/amis/pretres/pretres-deportes/

    http://www.eudistes-france.com/histoiremartyrsrochefort.php

    http://www.catholique-larochelle.cef.fr/Les-martyrs-des-pontons-de