Nous voici avec cette parabole de Jésus, celle des ouvriers de la dernière heure. Je ne sais pas comment vous réagissez à l'écoute de cette parabole. Peut-être vous heurte-t-elle ? Reprenons le récit : il y a les premiers embauchés ceux du petit matin, puis ceux de la matinée, de midi, et même ceux de la dernière heure. A la fin de la journée, tous reçoivent le même salaire, une pièce d'argent, justement le salaire d'une journée de travail.
A vue humaine, ça semble injuste, alors que le maître de la vigne avait promis un salaire juste. Les premiers embauchés protestent : ceux-là, les derniers venus, tu les traites comme nous qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur. De fait, où sont la justice et l’équité ? Jésus enseigne-t-il l’injustice sociale, l’inégalité salariale ?
Voici ce que je vous propose pour entrer dans les lectures de ce dimanche. J’aurais pu y entrer par le début de l’Evangile qui nous parle de l’importance d’amener un frère pécheur à la repentance et à la conversion, et de le faire avec ménagement et patience. J’aurais pu vous parler de la responsabilité dont nous parle la 1ère lecture, la responsabilité que nous avons les uns envers les autres pour les prévenir dans leur conduite mauvaise. J’aurais pu vous entretenir de l’enjeu de l’amour du prochain comme critère décisif de l’amour de Dieu, à la manière dont la 2ème lecture nous en parle.
Nous voici à nouveau ce dimanche avec une parabole. Le Seigneur aime les images simples pour se faire comprendre des foules, même s’il lui faut expliquer, comme dimanche dernier, le sens profond des paraboles. Le Royaume des Cieux est comparable à… un homme qui sème du bon grain ou une graine de moutarde, une femme qui enfouit du levain à de la farine.
Une fois n’est pas commune, je reviens à la 1ère lecture que nous avons entendue. Dans le récit des Actes des Apôtres, le diacre Philippe est parti en Samarie, la Cisjordanie actuelle, pour évangéliser. Il s’y réalise de nombreuses conversions, des expulsions de démons et des guérisons. Les mêmes signes que ceux que Jésus faisait dans son ministère public ! Mais il semble que l’action de Philippe soit incomplète. Il faudra l’intervention des Apôtres, de Pierre et Jean, pour parfaire cette œuvre de Dieu, en faisant descendre l’Esprit Saint sur ces Samaritains, ce qui ce fera par la prière des Apôtres et l’imposition des mains.