UA-63987420-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Billets du père - Page 2

  • La grâce ne nous demande rien

    « La clémence et la foi se sont rencontrées, mes amis ! dit le général ; la justice et la grâce s’embrassent. (…) L’homme, mes amis, poursuivit le général, l’homme est fragile et manque de bon sens. On nous a dit à tous que la grâce se trouve dans tout l’univers. Mais notre sottise humaine et nos connaissances bornées nous font croire que la grâce divine a des limites, et c’est pourquoi nous tremblons. (…) Nous tremblons avant d’avoir fait notre choix dans la vie, et après, quand ce choix est fait, nous tremblons encore, de peur d’avoir mal choisi. Mais l’heure arrive où nos yeux s’ouvrent , et nous voyons que la grâce n’a pas de bornes.

    La grâce, mes amis, ne nous demande rien : il nous faut seulement l’attendre avec confiance et la recevoir avec gratitude. La grâce, mes frères, ne nous impose pas de conditions et ne distingue aucun de nous en particulier ; elle nous annonce une amnistie générale. Et voyez, ce que nous avons choisi nous est donné, et ce que nous avons refusé nous est accordé en même temps. En vérité ce que nous avons rejeté nous est déversé en abondance. Car la clémence et la foi se sont rencontrées, la justice et la grâce ont échangé un regard »

    Karen Blixen, Le dîner de Babette, Gallimard, 1961, pp. 65-66

  • Lead kindly light

    Lead, kindly Light, amid th’encircling gloom, lead Thou me on!
    The night is dark, and I am far from home; lead Thou me on!
    Keep Thou my feet; I do not ask to see
    The distant scene; one step enough for me.
    I was not ever thus, nor prayed that Thou shouldst lead me on;
    I loved to choose and see my path; but now lead Thou me on!
    I loved the garish day, and, spite of fears,
    Pride ruled my will. Remember not past years!
    So long Thy power hath blest me, sure it still will lead me on.
    O’er moor and fen, o’er crag and torrent, till the night is gone,
    And with the morn those angel faces smile, which I
    Have loved long since, and lost awhile!

    John Henry Newman, juillet 1833, On sea

    Conduis-moi, douce lumière, parmi l'obscurité qui m'environne, conduis-moi !
    La nuit est sombre, et je suis loin du foyer, conduis-moi !
    Garde mes pas ; je ne demande pas à voir
    Les scènes éloignées : un seul pas est assez pour moi
    Je n'ai pas toujours été ainsi : je n'ai pas toujours prié que tu me conduises ;
    J'aimais choisir et voir mon chemin, mais maintenant conduis-moi.
    J'aimais le jour éclatant, et, malgré mes craintes,
    L'orgueil dominait mon vouloir : ne te souviens pas des années passées.
    Aussi longtemps que Ta puissance m'a béni, aussi longtemps elle me conduira encore,
    À travers landes et marécages, rochers et torrents, jusqu'à ce que la nuit s'achève
    Et qu'avec ce matin sourient ces visages angéliques
    Que j'ai longtemps aimés et perdus pour une heure.