UA-63987420-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents

DijonSM30.JPGAvec le psaume que nous avons chanté, il est donc question de roi. Même si l’Evangile n’en parle pas, ce jour est donc le jour des rois. Si vous habitiez Cologne, vous pourriez même vous recueillir devant leur grand reliquaire qui trône dans le chœur dans la cathédrale.

Aujourd’hui, ce sera donc la fête du roi ou de la reine d’un jour, celui ou celle qui aura trouvé la fève de la galette, désigné par le plus jeune qui se sera humblement mis sous la porte pour présidé, pour présider au tirage au sort. Une fois encore, c’est le plus jeune, c’est le plus petit, c’est celui qui se met au service des autres qui a le rôle le plus important. 

Au roi, on adresse l’hommage. On lui promet obéissance. On lui paye des impôts et des taxes. C’est à lui qui revient ce qui lui est dû. Evidemment, en disant cela, je laisse déjà de côté les rois et reines d’un jour, pour parler plus largement des rois de la terre. Bref c’est à eux qu’on apporte les présents.

Or, dans l’Evangile, ce sont eux qui apportent ces cadeaux, l’or, la myrrhe et l’encens. Et ils les apportent au petit Roi des juifs qui vient de naître. Eux qui étaient rempli de leur science, de leur sagesse, de leur dignité et peut-être un peu de leur richesse, les voici à genoux devant l’Enfant de Bethléem, ce petit Roi d’humilité. Et au terme de leur pèlerinage où ils sont guidés par l’étoile, nous les regardons ce matin avec leur offrande et ces présents royaux.

Tout le mouvement est donc tendu vers cette offrande. Déjà l’Ancien Testamet connaissait cette réalité de l’offrande faite au Temple, ou plutôt au Seigneur résidant dans le Temple. On faisait différentes offrandes, animales ou non, en sacrifice présenté à Dieu. Sacrifice de réparation des péchés, sacrifice de communion, sacrifice à l’occasion d’une guérison ou du rachat du premier-né de sexe masculin. Et l’offrande de l’encens chaque soir à la tombée du jour. 

Les prophètes avaient dénoncé l’extériorité des sacrifices, qui introduit une distance entre le geste des mains ou le mouvement des lèvres et l’engagement du cœur, de tout l’être.

Les mages qui arrivent à Bethléem, ne se contentent pas d’offrir des cadeaux qui leur seraient extérieurs et purement symboliques. L’or au Roi, l’encens au Dieu, la myrrhe à l’homme mortel. Ils offrent et s’offrent eux-mêmes. J’en veux pour preuve, le fait que repartant par un autre chemin, cette offrande d’eux-mêmes les a changé, les a altéré.

Chers amis, ces mages sont invitent à leur suite, cela va sans dire. Ils nous invitent à les imiter à la crèche ce dimanche. Ils nous incitent à, comme eux, offrir, tout offrir à ce Roi de gloire venu nous visiter.

Au seuil de cette nouvelle année, nous pouvons déjà offrir notre espérance, celle qui nous fait avancer chaque jour, celle qui nous fait croire que les promesses peuvent se réaliser.

Nous pouvons offrir le chant de notre cœur, le chant de nos vies, en gratitude pour cette merveille naissance, qui nous donne ce que nous ne pouvions pas nous donne à nous-mêmes.

Nous pouvons offrir l’œuvre de nos mains, tout ce que nous faisons, toute l’énergie et le dynamisme qui est en nous pour servir, témoigner et œuvrer en faveur du Royaume.

Nous pouvons offrir nos inquiétudes, nos angoisses, nos larmes, nos nuits. N’a-t-il pas dit qu’il les essuierait et qu’ils changerait nos deuils en joies ?

Si nous pensons n’avoir rien à offrir, nous pouvons nous offrir nous même. La crèche est assez large pour nous accueillir tous. Si nous avons une piètre estime de ce que nous faisons, ou de ce que nous sommes, nous pouvons nous offrir nous-mêmes. Nous offrir tel que nous sommes, en l’état. Lui qui nous a créés et qui connaît le fond de nos cœurs, saura bien reconnaître la valeur de nos offrandes dans le fait même de nous offrir. 

Les mains vides, mais le cœur fervent, nous recevrons le cadeau inestimable que ce Roi nous fait : l’amour du Père et la communion de l’Esprit. 

Écrire un commentaire

Optionnel