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  • Recette séfarade de gâteau à l'orange

    g%C3%A2teau+orange+pessah.jpgAllez savoir pourquoi... En ce vendredi de Carême, arrive une recette séfarade d'un gateau à l'orange qui fait le délice des tables de Pessah. Evidemment, je l'ai testé : il est parfumé, moelleux. Je ne résiste donc pas à vous mettre l'eau à la bouche. En piste !

    Les ingrédients

    La préparation

    Laver et brosser les oranges et retirer éventuellement les impuretés de la peau (traces noires).

    Mettre les oranges entières et non pelées dans une grande casserole, couvrir d’eau et laisser mijoter environ 2 h à couvert: les oranges doivent être pochées, la peau doit s’écraser quand on appuie dessus.
    Egoutter et laisser refroidir.

    Les oranges pochées peuvent être préparées la veille pour le lendemain.

    Préchauffer le four th 6 (180°C). Beurrer et fariner un moule à charnière ou à défaut un moule à manquer de 24 cm de diamètre.

    Couper les oranges en gros morceaux, retirer les pépins s’il y en a, puis mixer dans un robot avec la double lame de manière à obtenir une purée grumeleuse et légèrement compacte.

    Ajouter les autres ingrédients dans le robot, mixer pour amalgamer le tout: on doit obtenir une pâte homogène de la consistance d’une pâte à gâteau assez liquide.
    Verser la pâte dans le moule, tapoter un peu pour égaliser la surface et enfourner. Cuire environ 1 h en déposant une feuille de papier aluminium ou sulfurisé sur le dessus du gâteau au bout de 35 à 40 min de cuisson. Un pic en bois enfoncé au centre du gâteau doit ressortir propre.

    Laisser refroidir dans le moule avant de retourner le gâteau sur le plat de service.
    Décorer éventuellement de sucre glace ou de cacao en poudre.

  • C'est le Carême !

    ham2fpro.jpgQuarante jours pour se préparer à goûter à nouveau et pleinement la communion avec le Père
    Quarante jours d'un retour sur soi pour un plus grand décentrement
    Quarante jours d'une traversée du désert, où la soif et la faim nous font communier à tous les souffrants
    Quarante jours de retraite, pour renouveler avec joie l'engagement de tout notre être dans le baptême
    Bonne quarantaine !

     

    Un texte pour nous y aider :

    « Tout ce à quoi l'on s'accroche désespérément, la pays natal (Heimat), la patrie ou la profession, tombe pour ainsi dire en lambeaux, le sol se dérobe sous les pas, on tombe et l'on tombe encore, et alors même qu'on ne sait plus où l'on est, et que tous les fidèles compagnons désertent leur maître brisé parce qu'il n'y a plus rien à espérer, voici que contre toute attente et en douceur, comme porté par des anges, vous vous retrouvez sur la terre russe, sur la plaine, qui n'appartient qu'à Dieu, ainsi qu'à ses nuages et à ses vents.

    Dieu est plus proche quand on s'éloigne du pays natal, d'où le désir ardent qu'a le jeune d'aller de l'avant, de tout laisser derrière lui et d'errer sans but jusqu'à ce qu'il ait coupé le dernier fil qui le retenait captif - jusqu'à ce qu'il affronte Dieu dans la vaste plaine, seul et nu. C'est alors les yeux transfigurés qu'il redécouvrira sa vieille terre. »

    Hans Scholl, journal de Russie, 30 juillet 1942

    Des liens (non exhaustifs) pour ce chemin de Carême :

  • Tes péchés sont pardonnés

    paralytique.jpgEncore une belle page d’Evangile. Imaginons... La maison bondée. On ne peut plus entrer. Les disciples enthousiasmés par la foule qui est attiré par Jésus. Les pharisiens et les scribes à l’affût de ses paroles et de ses gestes. Les malades qui se pressent pour une guérison. Et puis Jésus qui enseigne, se tait, accueille, bref qui passe en faisant le bien.

    Ici, la trame du récit se fait précise : c’est l’histoire du paralytique qu’on apporte par le toit. Imaginez la longue attente de ce gars qui souffre, depuis combien de temps déjà ? Imaginez l’énergie des hommes qui l’amènent à Jésus, qui sont déçus de ne pas pouvoir rentrer, alors ils le hissent par dehors, font un trou dans le toit, le descendent au moyen de cordes. Imaginez le regard noir des scribes : que va encore faire Jésus cette fois-ci : il va le guérir, heureusement qu’on n’est pas en sabbat ? quelle loi de Moïse va-t-il violer ? Imaginez la plainte silencieuse de cet homme. Son handicap parle pour lui. Pas plus que Job, il ne se pose la question de savoir s’il est handicapé parce qu’il porterait sa faute ou son péché. Il souffre. Il est là pour une chose et une seule. Lui comme tous attendent LE miracle. Il en a fait d’autre (les sourds les muets, les lépreux, les aveugles, et tous les autres) il peut bien faire celui ci. Et entendez bien la phrase qui tombe : tes péchés sont pardonnés.

    Stupeur du gars : je ne suis pas venu pour cela. Stupeur de ses compagnons : on ne s’est pas donné tout ce mal pour cela. Stupeur des pharisiens : il blasphème, Dieu seul pardonne les péchés.

    Et oui, les Juifs professaient que seul Dieu peut remettre les péchés. Une fois par an, dans une grande liturgie solennelle, le grand prêtre qui seul pénètre dans le Saint des Saints, auprès même de la présence de Dieu, demande pardon et reçoit le pardon des péchés, pour lui-même, pour sa maison et pour tout le peuple. Une fois par an, de façon solennelle, la communion avec Dieu est renouvelée, l’Alliance est à nouveau scellée.

    Mais voilà, Jésus a justement cette prétention incroyable à des oreilles humaines. Il pardonne les péchés. Autant de fois qu’il le veut et qu’il le dit. Dans toutes les situations dans lesquelles il se trouve. Ici dans la maison bondée, plus tard en Croix au bon larron. Parce qu’il est Dieu, et qu’il connaît les cœurs, lui seul il peut rétablir une communion que l’homme avait rompu, une amitié dont il s’était détournée. La voilà, la vraie maladie du cœur de l’homme que le Christ est venu guérir. Pas la cécité, hélas, il reste des aveugles de nos jours. Pas plus la lèpre, le handicap, ou le virus du SIDA. Il laisse ce travail au génie du travail et de l’intelligence des médecins. Il vient pardonner, rétablir en communion avec le Père.

    Pour ceux qui en doutent, et vous avez entendu qu’il n’en manque pas autour de Jésus. Ceux qui doutent qu’il ait ce pouvoir divin. Ceux qui doutent qu’il soit autorisé à le faire, qu’il puisse le faire. Pour tous ceux qui doutent, il guérit cet homme de sa maladie physique. Son mal physique qui le privait de la sociabilité avec les autres, qui le mettait à terre en permanence, il le guérit pour le relever, le ressusciter pourrait-on dire. Mais je le répète, le plus important n’est pas là. La guérison de cet homme vient authentifier le pouvoir que le Fils a de rétablir cette communion, ce que précisément nous demandons dans la prière adressée au Père : pardonne-nous nos offenses. Son mal physique lui est remis, comme signe, sacrement du pardon de ses péchés. Il n’est pas paralytique parce qu’il aurait péché. Il est guéri parce qu’il est pardonné.

    Je ne sais pas où vous en êtes du côté de cette communion avec Dieu. Communion, amitié, alliance. Le voilà l'horizon de notre vie. Le voilà le but de l’Incarnation du Christ, de son mystère pascal. Toute l’Ecriture insiste sur une réalité simple : le Christ nous restaure dans cette communion avec le Père, à condition que nous nous présentions à lui. C’est le sens du Carême que nous allons vivre dans quelques jours. C'est une folle espérance pour nous et pour autrui. Aujourd'hui, vous avez le choix (non exclusif) entre deux attitudes : celle de l’homme qui se lève faire, celle de ceux qui l’amènent. Vous approcherez vous de lui aujourd’hui ? Qui lui amènerez-vous par l’audace de votre prière, perçant le toit, pour qu’il introduise celui pour lequel vous intercédez dans cette vie nouvelle ?