29 septembre 2008

Sts Michel, Gabriel et Raphaël

Le monde invisible se rappelle à nous en ce jour. Créé par Dieu, voulu proche de nous, le monde invisible accueille ceux que le Seigneur a voulu nous donner comme compagnons de route. Sans les voir, ni les toucher, nous croyons à leur présence toute spirituelle. Trois d'entre eux rendent suffisamment visible l'oeuvre de Dieu pour ouvrir une porte à nos sens avides de signes sensibles.

Parmi  eux, Raphaël a une place plus discrète. Pas de grand combat eschatologique, à la différence de Michel. Pas de grande nouvelle du salut  à annoncer, à la différence de Gabriel. Pourtant, ni plus, mais ni moins, il apporte un salut sous le mode d'une guérison dont le jeune Tobie va être le ministre. "Dieu guérit" dit l'étymologique hébraïque du nom de l'archange. Il faudrait ajouter "en brûlant", comme les Séraphins. Témoin de la présence brûlante et consolante de Dieu, l'archange donne une guérison que personne n'attendait plus. Ni le vieux Tobie dans la prison de sa cécité, ni la jeune Sarah dans les tourments de sa malédiction n'attendait plus cette heureuse délivrance. Malgré leur supplication insistante, malgré leurs pleurs et leurs détresse, le salut vient à l'improviste. L'invisible affleure pour que le monde visible retrouve sa splendeur.

Quel est ton tourment ? semble demander l'archange. Il n'en est aucun que sa médiation ne puisse ni porter devant Dieu, ni t'apporter une guérison.

Quel est ton tourment ?

arch_raphael.jpgPoint de voyage vers les sources
Que les anges déjà n'escortent ;
Point de combat contre les ombres
Qu'ils n'appuient, en prêtant main forte.

Aucune veille dans la nuit
Qu'ils n'entourent de leur silence,
Et point de course vers l'aurore
Qu'ils ne tracent et ne devancent.

Point de prière ni de cri
Qu'ils n'élèvent devant le Père ;
Même la mort la plus obscure,
Ils l'orientent vers la lumière.

Anges de Dieu, ses messagers,
Qui veillez au seuil de son temple,
Tournez vers Lui notre louange,
Quand de loin nos yeux Le contemplent.

27 septembre 2008

Chokkan ou Shakan ?

 

Bonsai-style.jpeg

Tout le monde sait que choisir, c'est renoncer.

Un bonsaï a fait son apparition dans ma chambre. Le choix de la forme à lui donner reste entier : Chokkan (peut-être trop vertical ?), Bankan (un peu bancal, non ?), Han-Kengaï (un peu dégoulinant, vous ne trouvez pas ?), Kengai (même remarques), Shakan (pourquoi pas), Hokidachi (la photo a été prise en hiver ?), Sikijoju (sûrement pas !), Bunjingi (très prisé à Pise...)

A suivre donc

cascade.GIF

 

24 septembre 2008

Aux sources (1)

Jean-Paul II, Le pèlerinage aux lieux qui sont liés à l'histoire du salut, texte du 29 juin 1999

J_Pope.jpgIl est certain que les lieux qui rappellent la vie terrestre du Sauveur sont beaucoup plus nombreux et que beaucoup mériteraient d'être visités. Comment, par exemple, oublier le mont des Béatitudes, ou le mont de la Transfiguration, ou Césarée de Philippe, région où Jésus confia à Pierre les clefs du Royaume des cieux, le constituant fondement de son Eglise ? En Terre Sainte, du nord au sud, on peut dire que tout rapelle le Christ. Mais je devrai me contenter des lieux les plus représentatifs, et Jérusalem, en quelque sorte, les résume tous. Là, s'il plaît à Dieu, j'ai l'intention de m'abîmer dans la prière, portant dans mon coeur toute l'Eglise. Là, je contemplerai les lieux où le Christ a donné sa vie et l'a ensuite reprise dans la résurrection, nous faisant le don de son Esprit. Là, je voudrai crier encore une fois la grande et consolante certitude que "Dieu a tant aimé le onde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle".

La suite est ici

22 septembre 2008

Journée du patrimoine

DSCF1394.jpgQuelques photos de la journée du patrimoine à voir sur l'album : il suffit de cliquer dans la colonne de gauche.

J'en conviens : Dijon est une belle ville !

20 septembre 2008

Patrimoine de Dijon : un quizz

vogue.jpgLa journée du patrimoine fait que les portes cochères s'ouvrent sur des cours, des hôtels particuliers, des merveilles d'architecture gothiques, renaissance ou XVIII°.

Le voici, le voilà : le QUIZZ pour tester vos connaissances du patrimoine de Dijon (avec une dédicace toute particulière pour Philippe de V.)

Bon courage !

18 septembre 2008

Les noix fraiches de septembre

medium_la_noix.JPGC'est une dédicace à Franz...

La guerre nous avait jete la,
d'autres furent moins heureux, je crois,
au temps joli de leur enfance.
La guerre nous avait jetes la,
nous vivions comme hors la loi.
Et j'aimais cela. Quand j'y pense
ou mes printemps, ou mes soleils,
ou mes folles annees perdues,
ou mes quinze ans, ou mes merveilles -
que j'ai mal d'etre revenue -
ou les noix fraiches de septembre
et l'odeur des mures ecrasees,
c'est fou, tout, j'ai tout retrouve.

http://www.dailymotion.com/video/xlqm8_barbara-mon-enfances_music

Helas
Il ne faut jamais revenir
aux temps caches des souvenirs
du temps beni de son enfance.
Car parmi tous les souvenirs
ceux de l'enfance sont les pires,
ceux de l'enfance nous dechirent.
Oh ma tres cherie, oh ma mere,
ou etes-vous donc aujourd'hui?
Vous dormez au chaud de la terre.
Et moi je suis venue ici
pour y retrouver votre rire,
vos coleres et votre jeunesse.
Et je suis seule avec ma detresse.
Helas
Pourquoi suis-je donc revenue
et seule au detour de ces rues?
J'ai froid, j'ai peur, le soir se penche.
Pourquoi suis-je venue ici,
ou mon passe me crucifie?
Elle dort a jamais mon enfance.

16 septembre 2008

Les vendanges arrivent : nos reporters ont enquêté pour vous

DSCF1331.jpg14 septembre 2008, 14h30 : nos enquêteurs ont arpenté spécialement pour vous les routes et les sentiers de Bourgogne. Leur constat est unanime : les vendanges approchent. Les grappes sont gorgées de moût. Les feuilles se couvrent d'or et de pourpre. L'air vif et chaud est prometteur d'une bonne récolte.

Plus prosaïquement, 3 lorrains se sont promenés sur la route des grands crus, entre Dijon et Vougeot (et le clos du même nom). Une après-midi de septembre comme on les aime ! A suivre. En attendant, quelques photos :

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15 septembre 2008

Bonjour Nancy

P1040660.JPGCe blog est destiné à donner quelques nouvelles dijonnaises. Une indiscrétion m'a fait comprendre que plusieurs nancéiens avaient ajouté ce blog à leurs favoris. Bonjour à tous !

N'hésitez pas à commenter, faire des remarques ou des suggestions.

Cordialement à vous dans l'amitié et la prière,

14 septembre 2008

Croix Glorieuse

« Croix plantée sur nos chemins, bois fleuri du sang versé, sauve en nous l'espoir blessé »

Christ-procession.gifCe chant d'entrée exprime bien le sens de la fête de ce jour. Dans la lumière du matin de Pâques, la Croix vénérée dans le climat tragique mais sereine du Vendredi Saint, est glorieuse, elle est triomphante. Elle rayonne aux quatre sens de l'horizon, pour tous les temps et toutes les cultures. Comme un bourgeon empli de promesses, elle fait fleurir le salut, elle fait éclater le mystère de notre salut.

La date du 14 septembre pourrait paraître un peu contingente ou artificielle. C'est celle de la découverte des reliques de la Croix par sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, en 325, il y a 1683 ans. Elle y a fondé la première basilique édifiée sur le Golgotha et le tombeau, le Saint-Sépulcre ou, selon l'expression orientale, la basilique de la Résurrection. Le tombeau n'est pas loin du Golgotha, à peine 150 m. Le triomphe de la Vie n'est pas loin du désastre de la mort.

C'est bien ce qui est déjà annoncé, comme en filigrane, dans la première lecture. Nous y découvrons les Hébreux au désert, entre leur libération de l'esclavage d'Egypte et l'entrée en Terre promise, 40 ans plus tard. A plusieurs reprises, la mort les guette : la faim, la soif, ici, la morsure des serpents. A chacune de ses épreuves est la tentation d'une révolte et ensuite la manifestation du secours de Dieu. A la faim, Dieu oppose l'abondance de la manne et des cailles. A la soif, Dieu fait surgir l'eau du rocher. Aux morsures des serpents, Dieu élève un trophée où l'ennemi lui-même recule. Le trophée est précisément ce lieu de mémorial où, au coeur de la bataille, l'ennemi a tourné les talons. Le serpent de bronze élevé dans le désert devient le mémorial de l'action de Dieu, le témoin du salut. Dieu agit en faveur de son peuple. Celui qui regarde ce mémorial est guéri.

Cette page du livre des Nombres nous fait introduit à la fête de ce jour. Nous regardons la Croix, le mémorial de notre salut. La Croix triomphante, celle où le Christ s'abaisse jusqu'à la mort et cette mort-là, celle où le Christ est élevé pour que le monde soit sauvé. Dans la liturgie du Vendredi Saint, le prêtre nous présente la Croix en disant : « Voici le bois de la Croix qui a sauvé le salut du monde ».

Une antique et pieuse tradition avait pensé que, dans le jardin du Paradis, le même arbre avait fourni le fruit de la connaissance du bien et du mal, donc le fruit défendu, et l'arbre de la Croix. Encore aujourd'hui, on trouve à Jérusalem le sanctuaire qui abrite cet arbre. Derrière cette tradition, la réalité spirituelle est profondément cohérente avec la fête de ce jour. Comme un gant qui est retourné, ce qui apportait la mort devient une source jaillissante de vie. Les blessures apportent le salut. La honte devient motif de fierté. Le scandale fonde la sagesse. Nos crucifix sont quelquefois témoin de ce retournement : on ne sait s’il représentent le Christ mourant ou ressuscitant. Le crucifix de saint Damien, celui qui a parlé au jeune François d'Assise, nous présente un Christ debout, les yeux ouverts, dont on ne saurait dire s'il meurt sur la Croix ou s'il se lève du tombeau. C'est tout un, comme nous allons le redire dans un instant après la consécration : « nous proclamons ta mort, Seigneur ressuscité et nous attendons que tu viennes ».crucifix.gif

Vous comme moi, nous portons une croix autour du cou, apparente ou non. Le pape Benoît XVI le disait aux jeunes réunis devant Notre Dame vendredi soir : « ce n'est pas un ornement, ni un bijou. C'est le symbole précieux de notre foi, le signe visible et matériel de notre ralliement au Christ... Pour les chrétiens, la Croix symbolise la sagesse de Dieu et son amour infini révélé dans le don salvifique du Christ mort et ressuscité pour la vie du monde, pour la vie de chacun et chacune d'entre vous en particulier ». Il m'a aimé et c'est livré pour moi, précise saint Paul. La Croix, chacune de nos croix celles de nos maisons, celles de nos chaînes, nous le rappelle sans cesse. Porter la Croix suppose d'y conformer sa vie à la suite du Christ. Porter la Croix suppose d'accueillir une Vie qui triomphe de la mort, malgré les apparences. Porter la Croix suppose d'espérer quand la souffrance, la maladie, le deuil, la misère, la violence, l'injustice nous éprouvent. Porter la Croix implique de d'accueillir celui qui en fait son trône. Nous allons l'accueillir sur le trône de cet autel, sur le trône de nos mains ou de nos lèvres dans un instant. En nous, la Vie va triompher de la mort. En nous le Roi blessé va nous guérir. Présentons-lui toutes nos blessures.

13 septembre 2008

Benoît XVI à Paris

 

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"La Croix compromet en quelque sorte la sécurité humaine, mais elle l'affermit, aussi et surtout, la grâce de Dieu et affermit notre salut. Ce soir, je vous confie la Croix du Christ. L'Esprit-Saint vous en fera comprendre les mystères d'amour et vous crierez avec saint Paul : 'Pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste mon seul orgueil. par elle le monde est à jamais crucifié pour moi, comme moi pour le monde' (Ga 6,14)"

Merci, Saint Père,  pour ces paroles d'encouragement et de fortification dans la foi !

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