UA-63987420-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

L'Esprit Saint, notre milieu ambiant

saint-esprit.jpgUne fois n’est pas commune, je reviens à la 1ère lecture que nous avons entendue. Dans le récit des Actes des Apôtres, le diacre Philippe est parti en Samarie, la Cisjordanie actuelle, pour évangéliser. Il s’y réalise de nombreuses conversions, des expulsions de démons et des guérisons. Les mêmes signes que ceux que Jésus faisait dans son ministère public ! Mais il semble que l’action de Philippe soit incomplète. Il faudra l’intervention des Apôtres, de Pierre et Jean, pour parfaire cette œuvre de Dieu, en faisant descendre l’Esprit Saint sur ces Samaritains, ce qui ce fera par la prière des Apôtres et l’imposition des mains.

2 semaines avant la fête de la Pentecôte, voici que les lectures de ce 6ème dimanche de Pâques viennent nous réveiller quant à la promesse et à la présence de l’Esprit Saint. Nous le voyons à l’œuvre dans les Actes des Apôtres. Et Dans l’Evangile, le Christ nous promet ce don et cette présence intérieur de l’Esprit du Père et du Fils. « Il sera pour toujours avec vous », nous assure-t-il.

Le Christ fait cette promesse à ses apôtres, au soir de sa Pâque, dans ces discours d’adieu où il les prépare à ce qu’il doit traverser et eux avec lui, jusqu’au moment où le don de l’Esprit les lancera dans la mission. Nous recevons cette promesse quelques jours avant la fête de l’Ascension, où il se rendra présent dans cette absence. Depuis l’Ascension, le Christ n’est plus présent de façon sensible et visible. Il se rend présent par son Eglise, par ses sacrements, par sa Parole. Curieuse présence dans l’absence. 

L’Esprit Saint nous est promis pour assurer en nous une présence intérieure et invisible. L’Esprit va nous guider, nous conseiller, nous fortifier, nous tempérer, nous redresser, nous affermir, bref nous rendre à nous-mêmes, quand il le faut, comme il le faut.

Cet Esprit Saint va devenir notre milieu ambiant. Je m’explique. Tout être vivant a besoin d’un milieu ambiant, d’un écosystème pour vivre. Les poissons ont besoin de l’eau comme milieu ambiant. Hors de l’eau, ils sont condamnés à une mort à court terme. Les humains ont besoin de l’air, notamment d’oxygène comme milieu ambiant, sans quoi c’est l’asphyxie. 

Dans l’Evangile d’aujourd’hui, l’Esprit du Père et du Fils se présente à nous comme ce milieu ambiant. L’amour du Père et du Fils, cet Esprit commun qui les unit, est l’écosystème, le milieu ambiant qui nous est vital. Nous sommes en lui et il est en nous. L’Esprit ne se donne pas à voir. C’est lui qui fait voir, qui fait parler, qui nous soutient dans la prière. C’est lui qui est présence consolante pour nous mener, pour nous faire devenir ce que nous sommes.

L’amour du Père et du Fils, c’est l’amour trinitaire. Le Christ ne nous donne pas seulement de le contempler, ce qui serait déjà très beau. Il promet de nous le donner, au point que sa présence intime en nous nous transforme et nous fasse aimer comme il aime. Voilà le plus beau des commandements. 

On peut être surpris que le Christ parle de commandements à garder, comme si la suite du Christ était un catalogue de prescriptions. Certes il n’a pas aboli mais accomplie la Loi mosaïque, notamment celle des 10 commandements. Mais à la question du docteur de la Loi, quel est le plus grand des commandements, il avait répondu : « tu aimeras le Seigneur ton Dieu et tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

Entendons et comprenons que le commandement de l’amour est possible grâce à cette présence intérieure de l’Esprit Saint qui nous permet d’aimer comme Dieu aime. Nos vies prennent une consistance nouvelle grâce à l’Esprit. Nos façons d’agir, de connaître, d’aimer, de servir, et même de prier sont comme vivifiées par l’Esprit du Père et du Fils. Il nous entraîne. Il nous fait être des collaborateurs actifs du Royaume. Il nous associe à l’œuvre de Dieu, à condition que nous le recevions. 

Recevoir l’Esprit… C’est tout un programme. Un saint russe très célèbre au XIXème siècle, St Séraphin de Sarov, avait laissé comme seul enseignement à son unique disciple : « le plus important, c’est l’acquisition du Saint Esprit ». Et ce n’est pas un fils de St Philippe Néri qui vous dira le contraire. Ce saint du XVIème siècle a vécu une grande partie de sa vie, dans le mouvement de l’Esprit reçu dans son cœur une nuit de Pentecôte, sous la forme d’une boule de feu. 

Recevoir l’Esprit. Voici un beau programme. Voici un beau désir à cultiver. Viens Esprit Saint embraser nos cœurs ! Viens habiter en eux ! 

Écrire un commentaire

Optionnel