UA-63987420-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Je suis le bon pasteur »

Le-Bon-Pasteur.jpg?resize=620,350&q=75En ce 4ème dimanche, nous voici non plus avec des apparitions du Christ ressuscité, mais avec des enseignements du Christ que nous recevons et comprenons dans la lumière de la Résurrection. Jésus est le bon berger, le bon pasteur, celui qui conduit son troupeau et prend soin de lui.

Dans ces quelques lignes du chapitre 10 de l’Evangile selon St Jean, Jésus parler de lui tout à la fois comme berger et comme porte. 2 images bien différentes. Je n’ai pas le talent ni la science pour vous parler des 2, je choisis celle du bon pasteur. Dans ce passage, il est question de plusieurs personnages : le pasteur, c’est-à-dire le bon pasteur ; le voleur ou bandit, ou étranger, donc le mauvais pasteur ; et enfin les brebis.

Dans sa controverse avec les pharisiens et d’autres auditeurs, la leçon du christ semble porter sur la mauvaise conduite de ceux qui ont reçu mission de conduire le peuple. La critique est ancienne. On la trouve déjà dans la prédication de Jérémie : Quel malheur pour vous, pasteurs ! Vous laissez périr et vous dispersez les brebis de mon pâturage. C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur, le Dieu d’Israël, contre les pasteurs qui conduisent mon peuple : Vous avez dispersé mes brebis, vous les avez chassées, et vous ne vous êtes pas occupés d’elles. Eh bien ! Je vais m’occuper de vous, à cause de la malice de vos actes. Ou encore dans celle de Ezéchiel : « Quel malheur pour les bergers d’Israël qui sont bergers pour eux-mêmes ! N’est-ce pas pour les brebis qu’ils sont bergers ? Vous, au contraire, vous buvez leur lait, vous vous êtes habillés avec leur laine, vous égorgez les brebis grasses, vous n’êtes pas bergers pour le troupeau.

Dans l’Evangile, les critiques de Jésus fusent à l’endroit des scribes et des pharisiens : « « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.

Le mauvais berger travaille pour son compte. Il exploite, il détourne, il égare. Il est injuste, hypocrite et cynique. Quelle leçon pour les pasteurs que le Christ a donné à son Eglise, dans la personne des Apôtres, de leurs successeurs que sont les évêques et leurs collaborateurs que sont les prêtres. Voilà qui donne un examen de conscience redoutable pour que ces pasteurs dénichent dans leurs paroles et leurs actes tout ce qui les détournent de cette figure du pasteur selon le cœur de Dieu. Cette question a traversé toutes les époques. Elle n’a malheureusement pas le privilège de ces dernières décennies. Comme fidèles, vous devez attendre de vos pasteurs, non pas qu’ils soient parfaits, mais qu’ils tendent à vouloir être ses pasteurs selon le modèle du bon pasteur lui-même. En ce dimanche du bon pasteur, nous prions non seulement que le Maître nous donne des vocations, mais plus précisément des pasteurs selon son cœur. Prions pour tous nos pasteurs.

Le portrait du bon pasteur nous est donné dans ce psaume 22 que nous connaissons si bien. Il nous mène vers les eaux tranquilles, vers des prés d’herbe fraîche. Il est avec nous quand nous traversons les ravins de la mort. Il nous guide, nous nourrit, nous parfume, nous fait éternellement habiter dans sa maison. Ces quelques versets nous brosse un portrait auquel les paroles de Jésus ajoutent une précision décisive : le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. Il est lui-même agneau sacrifié dont le sang purifiera tout ceux qui seront plongés dans les eaux du baptême, tous ceux qui recevront son Corps et son sang versés. Il est l’Agneau et le Pasteur.

Parlons enfin des brebis, de l’image de ce troupeau. Remarquez comment la sollicitude du pasteur fait qu’il les connaissait chacune par son nom, et qu’elles-mêmes le suivent parce qu’elles connaissent sa voix. L’image du troupeau ou de la brebis pourrait heurter une mentalité délicate du XXIè siècle. Pourtant, il semble que la société de consommation, les réseaux sociaux ou encore la technique ont fait de nous des brebis qui suivent de nombreux maîtres, de nombreuses idoles. Nous sommes devenus des suiveurs, des followers dans de nombreux domaines de nos vies.

Ce dimanche du bon pasteur est aussi l’occasion d’un examen de conscience, celui qui nous permettra de suivre le Christ, et seulement le Christ. « Celui qui cherche autre chose que le christ ne sait pas ce qu’il cher » disait St Philippe Néri. Plus près de nous, et pour finir, je vous laisse cette citation du philosophe du XXè siècle, Gustave Thibon : « la vraie liberté, c’est celle de choisir son propre maître ». En ce dimanche du bon pasteur, rechoisissons celui-là seul qui nous guidera sur les eaux vives du salut

Écrire un commentaire

Optionnel