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Choisis la vie !

images?q=tbn:ANd9GcSHlg9qijU88t49r1ImkFRZokH0spC0vEb-_w&sVous entendez entendu la version brève d’un évangile plus long, celui où Jésus décline ce chemin de bonheur qu’il présente avec son sermon sur la montagne, sermon qui s’est ouvert par cette promesse de bonheur contenue dans les 8 béatitudes. Dieu veut que nous soyons heureux, et c’est une bonne nouvelle, à condition que nous choisissions ce que Dieu veut pour nous.

C’est le sens de ce que la 1ère lecture nous proposait déjà. Peut-être 2 siècles avant le Christ, Ben Sira le Sage indiquait ce choix qui nous est proposé : la vie ou la mort. L’image utilisée est parlante : « Le Seigneur a mis devant toi l’eau et le feu : étends la main vers ce que tu préfères. La vie et la mort sont proposées aux hommes, l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix ». 

Ce choix scellait déjà le don que Dieu avait fait de la Loi au Sinaï pour tout le peuple : « Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie ». Rude tâche donc qui est celle de choisir librement ce que Dieu veut pour nous, pour notre vie et notre bonheur.

Les 10 commandements, ou 10 paroles selon l’expression juive, sont ce chemin de bonheur que Dieu propose à Israël pour le jalonner. Ce sont 10 balises qui donnent des points et des repères fixes pour nous aider à avancer sur le chemin de la vie bonne. Les 2 volants de ce Décalogue sont connus : la 1ère table qui traite des relations avec Dieu (tu n’auras pas d’autres dieux, tu respecteras le sabbat…), la 2de table qui traite des relations familiales et sociales (tu honoreras ton père et ta mère, tu ne tueras pas, tu ne voileras pas, tu ne convoiteras pas…)

L’homme aurait pu découvrir de lui-même ces balises dans sa quête de bonheur qui est naturellement inscrite en lui. Mais le péché avait obscurci son cœur. Dieu lui donne ces 10 paroles pour venir à son aide. Elles deviendront paroles de vie et de liberté à choisir et à rechoisir.

Dans son enseignement sur la montagne, Jésus reprend cet enseignement sur le chemin de bonheur, pour lui donner une autre dimension. Il vient non pas abolir, mais accomplir.de fait, il connaît tout autant notre cœur, et notre capacité à en rester à la surface dans notre chemin vers la vie. Comme plusieurs commandements sont à la forme négative (tu ne tueras pas, tu ne voleras pas…), nous pourrions assez facilement nous satisfaire être tombés dans des travers aussi grossiers. 

Le Christ nous interpelle vivement ce dimanche sur le sens profond de notre marche à sa suite, en indiquant qu’il y une marge de progression qui accomplira l’esprit de ces 10 paroles, et pas seulement la lettre. 

Mon père, je n’ai pas tué, pas volé. Tu n’as pas tué, mais comment parles-tu de ton voisin ? Tu n’as pas tué, mais comment peux-tu supporter d’être en conflit et en contentieux avec ton frère ou ta sœur ? Tu n’as pas tué, tu n’as pas ôté la vie, mais la relation qui te lie à eux est morte. 

3 domaines sont sollicités dans l’Evangile du jour. Je vous renvoie à la lecture longue que vous aurez le temps de lire d’ici ce soir. 

La gestion de nos relations et de nos conflits. La colère, l’insulte, le mépris les pensées de haine, tout cela pollue notre cœur et donc notre relation aux autres, bien au-delà de la simple question du meurtre. Le Christ nous invite à y faire un ménage salutaire.

La gestion de nos regards et de nos convoitises. Derrière la question de l’adultère, se cache l’avidité de notre regard et donc de notre cœur. Là aussi l’invitation du Christ se fait pressante.

La gestion de nos paroles. Le Christ nous invite à la droiture du cœur, qui va se traduire par la sincérité et fidélité dans nos paroles. Que notre cœur et nos paroles coïncident.

Le Christ nous invite d’une façon exigeante à cette intériorisation de la Loi, de ces 10 paroles de vie. C’est un autre ordre de valeur. Personne ne nous y contraindra. Il n’y aura pas de loi votée au parlement pour cela, ou une norme d’une administration. Il n’y aura pas de contravention. Il n’y aura pas de coercition de quelque manière que ce soit. Le Christ nous y invite. Répondrons-nous ?

Au seuil de ce Carême, nous voici ramenés à l’enjeu de notre conversion. Les lectures d’aujourd’hui nous en donnent un moyen simple et salutaire. Le psaume 118 nous en donne un motif, celui de l’amour. « Puissent mes voies s’affermir à observer tes commandements ! Ouvre mes yeux que je contemple les merveilles de ta Loi. Ta loi je l’aime »

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