UA-63987420-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Actualité - Page 5

  • Generation Y : Késako ? (2)

  • Recette séfarade de gâteau à l'orange

    g%C3%A2teau+orange+pessah.jpgAllez savoir pourquoi... En ce vendredi de Carême, arrive une recette séfarade d'un gateau à l'orange qui fait le délice des tables de Pessah. Evidemment, je l'ai testé : il est parfumé, moelleux. Je ne résiste donc pas à vous mettre l'eau à la bouche. En piste !

    Les ingrédients

    La préparation

    Laver et brosser les oranges et retirer éventuellement les impuretés de la peau (traces noires).

    Mettre les oranges entières et non pelées dans une grande casserole, couvrir d’eau et laisser mijoter environ 2 h à couvert: les oranges doivent être pochées, la peau doit s’écraser quand on appuie dessus.
    Egoutter et laisser refroidir.

    Les oranges pochées peuvent être préparées la veille pour le lendemain.

    Préchauffer le four th 6 (180°C). Beurrer et fariner un moule à charnière ou à défaut un moule à manquer de 24 cm de diamètre.

    Couper les oranges en gros morceaux, retirer les pépins s’il y en a, puis mixer dans un robot avec la double lame de manière à obtenir une purée grumeleuse et légèrement compacte.

    Ajouter les autres ingrédients dans le robot, mixer pour amalgamer le tout: on doit obtenir une pâte homogène de la consistance d’une pâte à gâteau assez liquide.
    Verser la pâte dans le moule, tapoter un peu pour égaliser la surface et enfourner. Cuire environ 1 h en déposant une feuille de papier aluminium ou sulfurisé sur le dessus du gâteau au bout de 35 à 40 min de cuisson. Un pic en bois enfoncé au centre du gâteau doit ressortir propre.

    Laisser refroidir dans le moule avant de retourner le gâteau sur le plat de service.
    Décorer éventuellement de sucre glace ou de cacao en poudre.

  • La dernière visiteuse

    m503604_89ee1720_p.jpgC’ÉTAIT à Bethléem à la pointe du jour. L’étoile venait de disparaître, le dernier pèlerin avait quitté l’étable, la Vierge avait bordé la paille, l’enfant allait dormir enfin. Mais dort-on la nuit de Noël ?...

    Doucement la porte s’ouvrit, poussée, eût-on dit, par un souffle plus que par une main, et une femme parut sur le seuil, couverte de haillons, si vieille et si ridée que, dans son visage couleur de terre, sa bouche semblait n’être qu’une ride de plus.

    En la voyant, Marie prit peur, comme si ç’avait été quelque mauvaise fée qui entrait. Heureusement Jésus dormait ! L’âne et le boeuf mâchaient paisiblement leur paille et regardaient s’avancer l’étrangère sans marquer plus d’étonnement que s’ils la connaissaient depuis toujours. La Vierge, elle, ne la quittait pas des yeux. Chacun des pas qu’elle faisait lui semblait long comme des siècles.

    La vieille continuait d’avancer, et voici maintenant qu’elle était au bord de la crèche. Grâce à Dieu, Jésus dormait toujours. Mais dort-on la nuit de Noël ?...

    Soudain, il ouvrit les paupières, et sa mère fut bien étonnée de voir que les yeux de la femme et ceux de son enfant étaient exactement pareils et brillaient de la même espérance.

    La vieille alors se pencha sur la paille, tandis que sa main allait chercher dans le fouillis de ses haillons quelque chose qu’elle sembla mettre des siècles encore à trouver. Marie la regardait toujours avec la même inquiétude. Les bêtes la regardaient aussi, mais toujours sans surprise, comme si elles savaient par avance ce qui allait arriver.

    Enfin, au bout de très longtemps, la vieille finit par tirer de ses hardes un objet caché dans sa main, et elle le remit à l’enfant.

    Après tous les trésors des Mages et les offrandes des bergers, quel était ce présent ? D’où elle était, Marie ne pouvait pas le voir. Elle voyait seulement le dos courbé par l’âge, et qui se courbait plus encore en se penchant sur le berceau. Mais l’âne et le boeuf, eux, le voyaient et ne s’étonnaient toujours pas.

    Cela encore dura bien longtemps. Puis la vieille femme se releva, comme allégée du poids très lourd qui la tirait vers la terre. Ses épaules n’étaient plus voûtées, sa tête touchait presque le chaume, son visage avait retrouvé miraculeusement sa jeunesse. Et quand elle s’écarta du berceau pour regagner la porte et disparaître dans la nuit d’où elle était venue, Marie put voir enfin ce qu’était son mystérieux présent.

    Ève (car c’était elle) venait de remettre à l’enfant une petite pomme, la pomme du premier péché (et de tant d’autres qui suivirent !) Et la petite pomme rouge brillait aux mains du nouveau-né comme le globe du monde nouveau qui venait de naître avec lui.

     Jérôme et Jean THARAUD, Les contes de la Vierge,
    Plon, 1940.