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La Sainte Famille

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« Les bergers vinrent en hâte et ils trouvèrent Marie et Joseph avec le nouveau-né couché dans une crèche » (Lc 2, 16)

Cette fête de Noël vient à nous avec son cortège extérieur et tout ce qu'elle représente pour nous. Et il est bon qu'il en soit ainsi. Nous nous sommes en quelque sorte appropriés cette fête de la Naissance du Sauveur. Pour beaucoup, c'est l'occasion de retrouvailles familiales précieuses. Noël réunit nos familles, elle réunit les parents et les enfants dispersés, elle réunit les fratries, elle rassemble les générations. Grâce familiale. Douceur et joie de nos familles. Epreuve également pour ceux et celles qui en sont privés, à cause de la solitude, à cause de l'éloignement ou à cause de différents ou de mésentente. Dans ces moments, Noël devient le rappel douloureux de cette solitude. L'atmosphère environnante peut même accroître cette blessure.

Et la liturgie de Noël nous présente une famille, celle de Nazareth. Famille particulière certes, mais Sainte famille que l'Evangile suit de Nazareth à Bethléem, puis en Egypte avant son installation à Nazareth, et les pèlerinages où l'on monte à Jérusalem.

Noël vient donc insister sur le réalisme de l'Incarnation. « Il a pris chair de la Vierge Marie » proclamons nous dans le symbole de Nicée-Constantinople. Il s'est fait homme. « Il a aimé avec un cœur d'homme. Il a travaillé avec des mains d'homme » (GS 22). Nous pourrions continuer : il a habité une terre ; il a reçu la culture et la langue de ses pères ; il a grandit dans une famille humaine,... Il s'est fait semblable à nous en tout, à l'exception du péché.

Une famille. Un père adoptif, certes, mais un homme qui s'est montré à lui comme le père. Une mère qui l'a enfanté. Les vocations de cette homme et de cette femme sont uniques, et pour cause ! La vocation de cette famille est unique, et pour cause ! Elle est le creuset humain où le Fils de Dieu devient l'un de nous.

Aujourd'hui, les textes nous invitent à regarder cette famille, comme les bergers ou les mages qui en entrant dans la maison voient tout à la fois l'Enfant et ses parents. Ils ne voient pas l'Enfant sans Marie et Joseph. L'Evangile ne nous donne pas à voir l'Enfant en dehors du réalisme de l'Incarnation dont ses propres parents sont comme le garant.

On peut fêter la sainte Famille en regardant les vertus propres à elle : de silence, de travail et de prière, comme le chante une très belle homélie de Paul VI à Nazareth en 1964. On peut regarder la qualité spirituelle et théologale de leur relation. On peut en faire le modèle moral de nos familles.

Mais en plaçant l'Enfant-Dieu dans la crèche, au début de la nuit de Noël, nous avons refait symboliquement ce que Dieu lui-même a voulu faire. Nous avons inséré le salut de Dieu au cœur de l'humanité. Un couple. Un homme et une femme reçoivent le salut donné à la terre. Rien d'humain n'est étranger au Sauveur. Ni la réalité d'une famille. Ni la réalité d'une terre, d'une culture, d'une langue, du travail, de la souffrance. Et tout cela commence à Bethléem, entre Joseph et Marie.

Tout est assumé par Lui. Tout est porté par Lui. Voilà l'enseignement de Bethléem et de Nazareth. Voilà la leçon de ces 30 années de silence. Il porte en lui notre humanité, et en particulier cette dimension familiale.

Vous allez me dire que la famille de Dieu, c'est chacun de nous. Qui est ma mère, mes frères, mes sœurs, sinon celui qui fait la volonté de mon père ? Par le baptême, et déjà par l'entrée en catéchuménat, nous sommes devenus membres de l'Eglise, frères et sœurs dans la suite commune du Christ. Le fait d'être des disciples crée entre nous un lien de fraternité qui ne peut s'effacer. Nous sommes de la famille de Dieu.

Mais permettez-moi d'insister : l'incarnation du Fils de Dieu assume la réalité de la famille. Il vient sauver toute la famille humaine. Il vient également sauver la structure de la famille, les relations familiales. L'Eglise est l'intendante de ce salut là, de manière prophétique. Notre société, nos familles sont parfois très malmenées, très blessées dans ce domaine. Aujourd'hui, je vous propose de renouveler notre confiance et notre prière au Christ. Qu'Il vienne consoler ceux qui pleurent dans nos familles. Qu'Il redonne la parole à ceux qui ne communiquent plus. Qu'Il vienne réunir ceux qui sont séparés et désunis. Qu'Il éclaire ceux qui doutent. Qu'Il donne la force à ceux qui peinent. Qu'Il sauve nos familles.

 

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